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Guerre de Crimée et mémoire culturelle
Pu Rennes - EAN : 9791041309450
Édition papier
EAN : 9791041309450
Paru le : 5 nov. 2026
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- EAN13 : 9791041309450
- Réf. fournisseur : 454658
- Collection : HISTOIRE
- Editeur : Pu Rennes
- Date Parution : 5 nov. 2026
- Disponibilite : Pas encore paru
- Barème de remise : NS
- Poids : 0gr
- Résumé : La guerre de Crimée (1854-1856) est généralement considérée comme la première guerre moderne en raison de l'utilisation des dernières technologies à des fins tactiques et stratégiques qui préfigurent la Grande Guerre : les chemins de fer, la télégraphie, les cuirassiers à vapeur, les fusils à tir rapide, les obus de 100 kilos, et de l'usage des tranchées – qui préfigurent la Grande Guerre. C'est aussi la première guerre largement médiatisée ; la première à être photographiée ; la première à être minutieusement documentée dans la presse illustrée ; la première aussi à inventer « le reporter » de guerre sur le champ de bataille. C'est une guerre qui occupe une place capitale dans les mythologies nationales des Russes et des Anglais. Vladimir Poutine y fera référence en justifiant l'invasion de la Crimée en 2014 et, en plein centre de Londres, le solennel mémorial de la guerre de Crimée, rappelle aux passants ce chapitre décisif de l'histoire du pays. Mais chose étrange, personne, à commencer par les Français eux-mêmes, ne semble se rappeler que les Français y étaient aussi, menant la campagne des alliés contre les Russes. Pas de monuments commémoratifs, pas de canons pris à l'ennemi et exposés comme trophées. Ce « trou de mémoire » est d'autant plus étonnant que la France a envoyé en Crimée trois fois plus d'hommes que les Britanniques et qu'elle en a perdu 95,000 ; que c'est la seule guerre importante qu'elle ait gagnée au XIXe siècle ; que de nombreuses rues, places et boulevards dans tout le pays portent le nom de Sébastopol. Il semblerait que la guerre de Crimée n'ait pas trouvé sa place dans l'ensemble des événements historiques qui définissent l'identité moderne de la France. En examinant la littérature, le théâtre, la peinture, les monuments et les rapports médicaux, l'ouvrage analyse comment la guerre de Crimée a été, ou n'a pas été, représentée dans l'histoire culturelle française de la seconde moitié du XIXᵉ siècle. Il met en lumière les traces oubliées que la guerre de Crimée a semées dans le paysage culturel français.









