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Robert Crumb
EAN : 9783754405734
Paru le : 29 août 2026
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- EAN13 : 9783754405734
- Réf. fournisseur : 40927
- Collection : BIBLIOTHECA UNI
- Editeur : Taschen
- Date Parution : 29 août 2026
- Disponibilite : Pas encore paru
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 444
- Format : H:195 mm L:140 mm
- Poids : 0gr
- Interdit de retour : Retour interdit
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Résumé :
Au début de ce tome, nous retrouvons notre héros ronchon à 46 ans, en pleine crise de la quarantaine. La vie de Crumb n’étant qu’une succession de moments d’angoisse introspective et d’autoflagellation, ces années charnières n’apportent qu’un raffinement complémentaire à ses tourments quotidiens, qui affûte encore davantage son talent d’artiste. Les textes qui accompagnent les dessins se font plus longs et démontrent les merveilleuses capacités d’observation de Crumb, comme ce paragraphe nourri qui relate sa rencontre avec les crottes vegan de son frère Maxon ou son hymne poétique au déchirement que lui infligent la vie et le vieillissement. Quand la famille emménage à Sauve, en France, en 1991, les portraits de filles américaines aux joues rebondies croquées dans les dîners de Californie laissent la place à des portraits de filles dans les cafés français, à de vastes paysages bucoliques et à un sinistre tableau de SDF mendiant dans le métro.
Le nouveau personnage le plus notable de ce cahier est un saint homme enturbanné baptisé (par la petite Sophie Crumb) Roman Dodo, qui semble vaguement s’inspirer du frère de Robert, Maxon. Patricia Pig, joviale hybride entre femme et truie, y fait également son apparition, aux côtés de portraits de petites amies du présent ou du passé.
Alors que l’artiste franchit le cap de la cinquantaine et à mesure que le tome avance, ses fantasmes régressifs d’une enfance dépendante de personnages féminins forts et même d’une mort douce, emporté sur le dos d’un jeune ange robuste, évoquent moins l’angoisse que l’acceptation de cette vieillesse qui s’annonce. Notre grincheux trouve une certaine paix, un certain fatalisme à la française, face aux cruels caprices du destin. Jusqu’aux dernières pages, où il proclame soudain qu’il n’est qu’«un putain de TORDU».
Encore un tome qui tue, donc.


















