AU PRESENT DE TOUS LES TEMPS : CORRESPONDANCES

Unes - EAN : 9782877042468
GIOVANNONI/NOEL
Édition papier

EAN : 9782877042468

Paru le : 13 mai 2022

24,00 € 22,75 €
Disponible
Pour connaître votre prix et commander, identifiez-vous
Notre engagement qualité
  • Benefits Livraison gratuite
    en France sans minimum
    de commande
  • Benefits Manquants maintenus
    en commande
    automatiquement
  • Benefits Un interlocuteur
    unique pour toutes
    vos commandes
  • Benefits Toutes les licences
    numériques du marché
    au tarif éditeur
  • Benefits Assistance téléphonique
    personalisée sur le
    numérique
  • Benefits Service client
    Du Lundi au vendredi
    de 9h à 18h
  • EAN13 : 9782877042468
  • Editeur : Unes
  • Date Parution : 13 mai 2022
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 208
  • Format : 2.30 x 15.10 x 21.00 cm
  • Poids : 402gr
  • Résumé : Cette correspondance rassemble près de 80 lettres que se sont échangées en deux temps Jean-Louis Giovannoni et Bernard Noël, qui sont deux boussoles, deux champs magnétiques incontournables du catalogue des Editions Unes, et du champ poétique contemporain. Une première période, ouverte en 1991, s’achève en 1995 après une vingtaine de lettres, avant de faire place à deux décennies de silence et la reprise des échanges en 2017, qui comptent près de 60 lettres jusqu’en 2020. Correspondance strictement littéraire, où les aspects privés de la vie intime n’apparaissent que brièvement au détour d’un drame (la disparition de Paul Otchakovsky Laurens), ou au travers des heurts sociaux (le mouvement des Gilets jaunes). Si le monde contemporain n’est pas totalement exclu de ces échanges (il s’y évoque la marchandisation du monde, les accélérations médiatiques ou l’espace grandissant des images), il s’agit avant tout de tresser, sans programme précis, un dialogue autour des préoccupations qui sont au centre de l’œuvre de l’auteur d’Extraits du corps et de celui de Garder le mort : corps du langage et corps du monde, oubli et mémoire, absence et présence, regard et vision… thèmes portés et rassemblés par l’interrogation du geste d’écrire, de la nature même de l’écriture, et de la singularité du poème. « Il n’y a pas de temps dans l’écriture » dit Bernard Noël, et le courant d’une discussion franche (sans peur d’assumer de part et d’autre les désaccords ponctuels) et ouverte nous porte d’une lettre à l’autre, dans les rebonds de deux pensées qui se croisent, remontent le courant parfois très en amont à la recherche d’une source de soi-même dans le flux des mots, cherchant à s’extraire de toute attraction du temps. Ou plutôt, leurs voix traversées par le doute cherchent l’espace même de l’écriture, cet endroit où le temps devient un lieu. Lieu qu’ils inventent de lettre en lettre, dans leur rapport à l’intériorité, tumultueuse, vociférante et proliférante chez Giovannoni, silencieuse, attentive et esseulée chez Noël. C’est leur différence profonde de nature qui s’exprime dans ces pages affectueuses : les mots envahissent l’un et manquent à l’autre, l’un se débat, l’autre appelle. Ils sont une masse organique pour l’un, une manifestation visible de la pensée pour l’autre. Il s’agit de « déposer son intimité à l’extérieur de soi » dit Bernard Noël, « c’est le regard de l’autre qui me met au monde et qui m’y maintient » répond Jean-Louis Giovannoni en écho. L’écriture, qui est cet « exercice du présent », est le creuset de ce qui « échappe à la mémoire », cherche un bord – bord de soi et bord du monde – dans l’entre-temps des choses où glissent langage et pensée, contre la solitude de la parole, au fil de ces échanges qui, plus qu’une correspondance, sont pour Bernard Noël « un essai amicalement partagé ».
Haut de page
Copyright 2026 Cufay. Tous droits réservés.