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LE ROI DES ROIS ET LA PHOTOGRAPHIE - POLITIQUE DE L'IMAGE ET POUVOIR ROYAL EN ETHIOPIE SOUS LE REGNE
EAN : 9782859447175
Paru le : 7 déc. 2012
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- EAN13 : 9782859447175
- Réf. fournisseur : 630560
- Collection : INTERNATIONALE
- Editeur : Ed Sorbonne
- Date Parution : 7 déc. 2012
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Format : 2.10 x 16.10 x 24.00 cm
- Poids : 692gr
- Interdit de retour : Retour interdit
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Résumé :
La cour de Ménélik II (r. 1889-1913) est un véritable laboratoire iconographique. Le roi des rois est le premier à recourir de façon méthodique à la photographie, importée sur les hauts plateaux de l'Éthiopie par des missionnaires, des commerçants et d'autres voyageurs. Nombre de portraits parvenus jusqu'à nous en témoignent : les dignitaires éthiopiens posent avec des insignes royaux ou des armes, autant d'attributs laissant à penser que ces images ont été élaborées avec soin. À quels enjeux répondait leur fabrication ? Comment s'interroger sur leurs significations et leurs usages ? Quel éclairage apportent-elles à l'histoire de l'Éthiopie et de ses relations avec le monde extérieur ? L'auteur retrace les modalités d'appropriation de la photographie à l'aide de sources écrites éthiopiennes et européennes. Les clichés sont mis en perspective avec d'autres images, comme des peintures d'église, des timbres-poste ou des pièces de monnaie. L'ensemble témoigne des recherches menées à la cour sur la forme, les supports et les usages des images à des fins politiques, au gré des innovations techniques.
Ces documents comptent parmi les réponses apportées par la royauté aux bouleversements engendrés par le triomphe de la colonisation européenne sur le continent africain. À l'heure où l'Europe exporte ses médias et ses imaginaires dans le reste du monde, ils révèlent la souveraineté politique du pays et une idéologie royale relayée tant par l'écrit que par l'iconographie. Souverain modernisateur, Ménélik II revendique aussi une ascendance salomonide trois fois millénaire. Féru de nouvelles techniques, il met l'image au service du mythe.











