LE PERE PRODIGUE - UNE LECTURE THERESIENNE DE LA PARABOLE DU FILS PRODIGUE

Carmel - EAN : 9782847139143
DORON F-E.
Édition papier

EAN : 9782847139143

Paru le : 28 mars 2025

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  • EAN13 : 9782847139143
  • Réf. éditeur : 5725047
  • Collection : VIE INTERIEURE
  • Editeur : Carmel
  • Date Parution : 28 mars 2025
  • Disponibilite : Provisoirement non disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 192
  • Format : 1.00 x 15.00 x 19.00 cm
  • Poids : 232gr
  • Interdit de retour : Retour interdit
  • Résumé : Nous connaissons la magnifique parabole du fils prodigue, mais lauteur en prolonge la lecture pour regarder le Père Prodigue qui sy révèle: prodigue dans son amour fidèle pour nous, dans sa miséricorde infinie. Ce texte nous est montré comme étant la base même de notre foi, soulignant le fondement de notre existence naturelle et spirituelle. Un principe de vie pour nous, enfants de Dieu. Linépuisable parabole du retour de lenfant prodigue (Luc, chap. 15) résume à elle seule la nouveauté du Nouveau testament et la rédemption universelle que le Christ Jésus vient apporter à toute lhumanité. Ce texte constitue comme un sommet de la révélation divine, et de la paternité dun Dieu qui ne cesse de vouloir nous prodiguer son Amour, sa miséricorde infinie. Lauteur en fait la lecture dans une perspective à la fois philosophique, théologique et mystique afin den mieux percevoir toute la richesse. La réflexion se déploie en effet sur le double plan de la foi et de lanthropologie chrétienne, tant cette parabole est une synthèse de lexistence du Dieu biblique et de la relation quIl entretient de toute éternité avec les créatures humaines, avec chacun de nous. Nous pénétrons le mystère de lAlliance, ancienne et nouvelle, don dAmour donné, librement consenti, accueilli par la grâce. De la théologie? pas tant quune méditation pour retrouver avec gratitude la source de notre foi. Cliquez sur ce lien pour écouter lémission du Frère Jean-Gabriel au sujet du Père prodigue : Le Père prodigue, fidèle et miséricordieux - Radio Présence Relue à laide de sainte Thérèse de Lisieux, la parabole du fils prodigue (cf. Lc 15, 11-32) nous enseigne que cest vraiment Dieu qui est en fait le « Père prodigue ». Le père Rueg, carme de Toulouse, vient décrire un bel essai sur ce thème, il nous en fait ici une synthèse. par Fr. JEAN-GABRIEL RUEG, OCD «Lenfance spirituelle, cest la conscience de la gratuité de la rédemption et la recherche de ce don comme gratuit », écrivait André Combes dans son Introduction à la spiritualité de sainte Thérèse de lEnfant-Jé sus. Cette conscience a en partie motivé lécri ture de cet ouvrage (1), qui se veut être « une lec ture thérésienne » de la parabole dite « du fils prodigue » dans le chapitre 15 de saint Luc. La conscience claire que tout, dans notre vie chré tienne, relève des libéralités dun Dieu qui désire nous prodiguer gracieusement ses bienfaits. À commencer par sa création, dont Il est le Prin cipe. Le premier don que Dieu nous fait, cest en effet « la grâce dexister ». Lépître aux Romains (4, 17) rappelle que Dieu « appelle à lexistence ce qui nexiste pas », tandis que la métaphysique chrétienne atteste que le don de lêtre constitue la première alliance où Dieu se dit. Car nous navons été créés, selon saint Jean de la Croix, que par et pour son Amour. La parabole du fils prodigue nest donc pas à lire « comme une anecdote illustrative, mais comme une véritable fresque de lhistoire de lhumanité dans les heurs et malheurs de son alliance avec Dieu » (préface). Tout commence en effet par « le don de notre être », que Dieu nous fait, gratuitement, qui est marqué dans la parabole par « lhéritage », que le fils cadet vient réclamer à son père. Dans le texte original grec, saint Luc emploie le terme « ousia » pour cette « part dhéritage », cest ce même mot quemploie la philosophie grecque pour désigner ce quest une réalité, on dira une « substance » ou encore « une essence », plus sim plement: « ce qui est ». Saint Thomas dAquin va pousser plus loin la réflexion en disant que toute réalité ontologique tire son existence, non delle même, mais de ce Dieu qui se présente à Moïse comme « Celui qui est » (Ex 3, 14): cest là le seul nom qui naltère pas son Mystère, mais nous dit quIl est la Source de tout ce qui est. Lui seul peut dire: « Je suis », sans aucune limitation dêtre Son Essence, cest son Existence elle même, dira le Docteur angélique. Notre ousia nexisterait donc pas sans le Dieu créateur, puisque cest Lui qui nous donne dêtre ce que lon est. En ce sens, on peut dire que « lexistence précède lessence », une formule fameuse de lexis tentialisme moderne, mais quil faut entendre dune tout autre manière en philosophie chré tienne. Pour Sartre, je fais ce que je veux de mon existence, sans nulle autre contrainte que celle que fixe ma liberté, seule étoffe de mon être, et qui nest tributaire ni daucun Dieu ni daucune nature humaine ou essence Dans cette attitude, on veut tout tirer à partir de soi-même: on retrouve sans peine lorgueil du premier péché qui a poussé lhomme à vouloir se suffire à lui-même, tout comme lenfant prodigue à dilapider son héritage en oubliant son dona teur. Si Dieu nous fait « passer du néant à lêtre », cest pour que nous en disposions librement en harmonie avec son dessein damour et de sa gesse. Le Père, avant de pardonner, est celui qui donne sans compter En son Fils, son Unique Parole, Il nous a tout donné, dira encore Jean de la Croix. Le Christ vient reprendre loeuvre du Père pour la Lui réordonner. Jésus est le « Vrai fils aîné » de notre parabole: « tout ce qui est à moi est à toi », ce sont tout à la fois les mots du Christ en saint Jean et ceux du père de notre parabole à ladresse de son fils aîné Le Christ rend manifeste la tendresse infinie dun Dieu toujours fidèle à Lui-même, à sa Promesse et à son Alliance. Il nous « prodigue » sans compter son Amour. Ce retour vers le Père ne peut cepen dant se faire sans notre consentement, et im plique notre conversion: « Si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous nentrerez pas dans le Royaume des Cieux » (Mt 18, 3). Ce pendant, celle-ci relève encore de la miséricorde du Père. Si la Tradition parle de justification in térieure par la foi, cest que cette vertu nous rend capables dêtre transformés en Dieu par laction de Son Esprit, qui, tel le feu, peut transformer toutes choses en lui-même, pour employer une image thérésienne tiré de son Acte doffrande. Le désir et laccueil du don Le coeur de lhomme est ainsi appelé à accepter librement le bonheur que Dieu lui offre et qui ne peut être que le fruit de Sa grâce. Le désir et lac cueil reconnaissant du don de Dieu seront donc les éléments humains privilégiés du dialogue. En effet, celui qui demande ou désire le salut sauve son âme, et cela vaut pour tous les hommes, il suffit ainsi dun instant de désir, comme pour le criminel Pranzini, que la prière de Thérèse a sauvé, non de la guillotine, mais de limpénitence finale et de lenfer. « La plus grande menace pour lhomme est celui de perdre Dieu », déclarait Be noît XVI. La joie du Père relève de la conscience aiguë de ce risque: « Il fallait se réjouir, car ton frère était perdu, et le voici retrouvé. » Dieu, qui est riche en miséricorde, ne peut laisser lhomme au désespoir de la mort spiri tuelle. Il est le Père prodigue dun Amour qui ne séteint jamais. Non seulement il pardonne, mais il se donne lui-même sans retour. La Petite Thé rèse est un témoin sûr de sa miséricorde. Elle a compris que toute notre vie dépendait de ce Père des Lumières de qui vient tout don parfait. Et que le seul chemin pour retourner vers Lui était de recevoir de Lui tout ce qui nous est nécessaire pour vivre. Comme des enfants Pour cela, il nous faut entrer en nous-mêmes, dans cette vie spirituelle où il sagit de demeurer avec le Christ, à linstar du fils cadet de notre parabole, pour y percevoir la présence de ce « Père prodigue », qui na cessé de manifester Son Amour tout au long de son Alliance, et reste fidèle à léternel dessein de Sa providence et de Sa grâce. J.-G. R. ______________________________________________________________________  Bulletin de spiritualité monastique  La parabole du fils prodigue nous fait comprendre comment Dieu, créateur de toute chose, est à la recherche de lhomme. Jai lu Le Père prodigue, un petit essai thérésien qui apporte un éclairage nouveau sur la plus fameuse des paraboles de lÉvangile. Il existe des phrases qui en un instant nous transportent dans un univers plus vaste que le nôtre. Voici Jésus assis face à des pharisiens agités. Tout le monde parle en même temps, tout le monde veut argumenter. On se coupe la parole. On hausse le ton. Alors Jésus, les yeux baissés, murmure : « Un homme avait deux fils » Lauditoire intrigué se tait. Et Jésus énonce à mi-voix les mots ineffaçables que depuis vingt siècles nous ne cessons de relire et de méditer : « Le plus jeune dit à son père : donne-moi la part dhéritage qui me revient. Et le père leur partagea ses biens » (Lc 15, 12). Ces mots ordinaires, sans le moindre adjectif, introduisent la plus belle page de la littérature mondiale. La parabole du fils prodigue fait du charpentier de Nazareth le plus grand écrivain parmi les enfants des hommes. Mais cela finalement nest pas très important en comparaison de lessentiel, qui est que cette allégorie improvisée devant des pharisiens acrimonieux, subtile dans sa psychologie et magnifique dans sa composition, nous éclaire sur le mystère de lêtre et de la rédemption. Elle dit tout de notre condition de créatures sauvées par un Dieu damour. Notre condition de créatures sauvées par un Dieu damour est précisément au coeur de lessai que frère Jean-Gabriel Rueg, prieur du couvent des carmes de Toulouse, vient de publier aux éditions du Carmel. Ce petit livre dense propose « une lecture thérésienne de la parabole du fils prodigue ». Derrière un titre paradoxal, Le Père prodigue, frère Jean-Gabriel offre une réflexion savante mais non pas absconse sur le mystère de lêtre et le mystère de Dieu. La parabole du fils prodigue nous fait comprendre comment Dieu, créateur de toute chose, est à la recherche de lhomme. Il est le Père prodigue qui, au-delà de tous nos refus, destine sa création au bonheur. Il est le Père patient par qui tout est grâce. Il nous suffit, chose terriblement simple, de lui dire oui. Le texte, précédé dune préface lumineuse de Mgr Jean-Pierre Batut, évêque auxiliaire de Toulouse, apporte un éclairage nouveau sur la plus fameuse des paraboles de lÉvangile, celle qui a inspiré tant dartistes et de saints. Le livre fourmille de références, depuis les philosophes grecs jusquau théologien Ratzinger. Il ne nous épargne aucun effort. Il est assurément un livre à lire crayon à la main, tant il est riche. Il est exigeant. Pour un peu, louvrage finirait par faire de nous, simples lecteurs, de vrais métaphysiciens. À un certain moment, mest venue cette image : un jeune lecteur aborde le Christ. Il se jette à ses pieds et lui demande : « Bon maître, que dois-je faire pour être un bon théologien ? Tu le sais, répond Jésus : noublie pas de prier et pense à relire Bergson et Maritain. Bergson et Maritain, je les ai lus depuis ma jeunesse, dit le lecteur. Une seule chose te manque : vends tes livres, résilie tes abonnements en ligne et donne largent au Secours catholique. Puis viens et suis-moi ».  Alors le jeune lecteur sen alla tout triste, car il possédait une vaste bibliothèque. Comme il est difficile à un théologien dentrer dans le royaume de Dieu ! Je ninsiste pas. Le livre de Jean-Gabriel Rueg tient dans une poche de pantalon et il nous affermit dans notre foi : on peut suivre le Christ sans le quitter. Xavier Patier, Toulouse._________________________________________________________ REVUE NOVA & VETERA Fr. Jean-Gabriel RUEG, O.C.D., Le Père prodigue, Dieu toujours fidèle, Une lecture théré-sienne de la parabole du fils prodigue, Vie intérieure 31, Éd. du Carmel, Toulouse, 2025, 188 p. Le titre de louvrage ne peut manquer dinterpeller le lecteur. Attribuer au père de la parabole évangélique le qualificatif du fils prévaricateur, cest remonter à la source même de lhistoire du salut et en offrir une clé herméneutique. En effet, pour comprendre le dévoiement de la liberté du fils prodigue, il faut dabord saisir la prodigalité du don du père. Aussi est-ce au prisme de la libéralité de Dieu que le Frère Jean-Gabriel Rueg, prieur du couvent des carmes de Toulouse, ressaisit en une synthèse puissante tout le dessein divin de création, de rédemption et de sanctification des hommes. Le premier chapitre se présente comme une longue méditation métaphysique sur le don de lexistence, participation à lêtre même de Dieu. Cette « grâce dexister », selon la belle ex-pression de J. Ratzinger (p. 11), constitue la perfection première de toute créature, perfection que celle-ci est incapable de produire par elle-même, mais quelle reçoit de Dieu. Le don de lacte dêtre « manifeste la sublime libéralité damour de son Généreux Auteur tout autant que la formidable puissance créatrice dun Amour divin et personnel » (p. 37). Ce prodigieux amour ne simpose pas à la créature, mais soffre à son libre acquiescement. Cest le drame du fils cadet de la parabole que de revendiquer pour lui sa part dhéritage (dans le texte grec : ousia, essence ou substance) en sémancipant de sa dépendance ontologique et filiale, à linstar de nos premiers parents au jardin dÉden. Le chapitre 2 nous décrit la spirale destruc-trice du péché, nous rappelant le risque immense de la perdition éternelle. Il doit être lu à la lumière du chapitre suivant, consacré à la conversion, laquelle consiste avant tout à consentir à lamour. Notre liberté ne sépanouit que dans le bien, souligne lA. : « Je suis vraiment libre et je décide de la plénitude de mon existence à partir du moment où je prends la décision dadhérer au don de la grâce » (p. 80-81). Dès lors que lâme souvre à cette grâce, elle pro-duit les fruits des vertus théologales. Les chapitres 4 à 6 peuvent être rattachés respectivement à la foi, à la charité et à lespérance. Par le don de la foi, nous sommes justifiés, cest-à-dire que nous participons à la justice même de Dieu. Nous ne pouvons que nous disposer à ac-cueillir ce don immérité, si bien que dans cette oeuvre de conversion du coeur éclatent tout ensemble la justice et la miséricorde divines doù limage thérésienne de lascenseur pour monter jusquau ciel (p. 96). Par la charité, nous demeurons en Dieu, lui rendant amour pour amour et portant du fruit pour le salut des âmes. Par lespérance, enfin, nous sommes préser-vés dun triple écueil : le naturalisme, la mondanité spirituelle et lautosuffisance dun monde émancipé de Dieu, dont lultime avatar est le projet prométhéen du transhumanisme. Le der-nier chapitre est une invitation à « entrer en soi-même » pour y expérimenter la présence agis-sante de Dieu, à lécole de saint Thomas dAquin et des maîtres du Carmel. LA. conclut en soulignant, avec celle quil se plaît à appeler « le plus jeune Docteur de lÉglise », que cest notre faiblesse reconnue qui attire la miséricorde, la « bienheureuse indigence » de la créature appelant les flots de la « sainte prodigalité divine » (p. 171). Le présent ouvrage noffre pas seulement un riche enseignement didactique, il nous presse encore dentrer dans la voie denfance spirituelle. Quil nous soit permis de proposer trois étapes, relevées au fil de notre lecture, de cet itinéraire de lâme : recevoir, consentir, rendre. Explicitons : recevoir dun Autre lexistence (p. 26), le sens de sa vie (p. 104), lamour comme un don (p. 106), le mérite (p. 136) ou la contemplation (p. 168) comme une grâce , consentir au salut (p. 108), à lamour transformant (p. 122), à lemprise de lEsprit (p. 158) , rendre amour pour amour (p. 125-130), rendre grâce pour tout car en définitive « tout est grâce » (p. 94) : tout vient de Dieu et tout retourne à lui (p. 54). Et puisque « la suprême ac-tion de grâce consiste précisément à recevoir ses grâces » (p. 176), nous voilà entraînés dans le circuit dynamique de lenfance spirituelle qui se nourrit du va-et-vient entre laccueil et la gratitude. De ce livre où se mêlent philosophie et cinéma, théologie et littérature, le lecteur fera son miel selon son inspiration personnelle. En témoignent la préface de Mgr Jean-Pierre Batut et la postface de Michel Nodé-Langlois, lune et lautre remarquables. À chacun de sapproprier cette ode à la libéralité de Dieu et dy trouver un chemin de retour vers le Père prodigue. Fr. Robert Augé O.S.B.
  • Biographie : Françoise-Emmanuelle Doron est membre de lInstitut Notre-Dame de Vie. Elle a enseigné les Lettres classiques, dirigé un centre socio-éducatif dans les quartiers nord de Marseille. Elle exerce actuellement la fonction darchiviste à Notre-Dame de Vie tout en travaillant dans le domaine de la solidarité internationale.
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