Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience. Pour nous conformer à la nouvelle directive sur la vie privée, nous devons demander votre consentement à l’utilisation de ces cookies. En savoir plus.
DU SURREALISME CONSIDERE DANS SES RAPPORTS AU TOTALITARISME ET AUX TABLES TOURNANTES - CONTRIBUTION
1001 Nuits - EAN : 9782842057329
Édition papier
EAN : 9782842057329
Paru le : 7 mai 2003
20,00 €
18,96 €
Disponible
Pour connaître votre prix et commander, identifiez-vous
Notre engagement qualité
-
Livraison gratuite
en France sans minimum
de commande -
Manquants maintenus
en commande
automatiquement -
Un interlocuteur
unique pour toutes
vos commandes -
Toutes les licences
numériques du marché
au tarif éditeur -
Assistance téléphonique
personalisée sur le
numérique -
Service client
Du Lundi au vendredi
de 9h à 18h
- EAN13 : 9782842057329
- Réf. fournisseur : 4948303
- Collection : ESSAIS
- Editeur : 1001 Nuits
- Date Parution : 7 mai 2003
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 224
- Format : 0.00 x 12.50 x 19.20 cm
- Poids : 206gr
- Interdit de retour : Retour interdit
-
Résumé :
Les expositions récentes, et les polémiques suscitées par la vente Breton, montrent que le surréalisme est le seul des mouvements d'avant-garde à avoir acquis un succès populaire et durable. En effet, il n'est pas un programme littéraire et artistique au sens classique du terme, désormais inscrit au cursus des collèges et lycées. À travers sa volonté de « transformer le monde » (Marx) et de « changer la vie » (Rimbaud), il intègre une dimension politique qui ne prétendait pas moins que de faire naître un homme nouveau. Cette théorie politique du surréalisme dont on parle peu, quelle fut-elle ?
Mouvement anarchiste et libertaire, dont les situationnistes dans les années cinquante puis les acteurs de Mai 68 prétendront être les héritiers, le surréalisme ne cesse cependant de frôler les idéologies totalitaires de l'époque. Les dix ans de rapports conflictuels avec le communisme, de 1925 à 1935, l'épisode inquiétant de Contre-Attaque, le « surfascisme » de Bataille, le théâtre d'Artaud, si proche du théâtre totalitaire des dictatures et son antisémitisme, tout cela fait plus que jeter une ombre sur l'activité d'une société secrète qui reprenait l'attirail d'une idéologie officielle, d'un parti unique, d'un chef charismatique, des purges et des procès, d'un système de propagande...
De la société secrète, le groupe partageait aussi le goût pour l'occultisme : tables tournantes, sommeils artificiels, médiums, logorrhées et graphorrhées. Comment le surréalisme pouvait-il concilier son espoir d'une révolution qui établirait sur Terre le règne de la Raison, avec son attrait pour le spiritisme ? Comment pouvait-il se réclamer de Trotski le jour, et de Blavatski la nuit ? En fait, Freud et Marcel Mauss, fondateurs de la psychanalyse et de l'ethnologie - les deux grandes anthropologies sur lesquelles le surréalisme prétendait s'appuyer -, rejetèrent brutalement les offres de service d'une idéologie dont ils avaient clairement distingué les périls.
« Ce n'est pas au surréalisme comme esthétique (...) que l'on s'attachera ici, mais au surréalisme comme symptôme. C'est une généalogie de la violence au siècle dernier qu'à travers lui on tentera de retracer. »
Jean Clair est conservateur général du Patrimoine et directeur du musée Picasso à Paris. Il est notamment l'auteur de La Responsabilité de l'artiste (1997), Sur Marcel Duchamp et la fin de l'art (2000), et Court Traité des sensations (2002), essais publiés aux éditions Gallimard. - Biographie : Docteur ès-lettres, Jean Clair (Gérard Régnier), né en 1940 à Paris, a suivi des études de philosophie et d'histoire de l'art, d'abord à la Sorbonne, avec André Chastel et Jean Grenier, puis à l'Université de Harvard aux États-Unis avec les Professeurs Seymour Slive et James Ackerman.Il est nommé, en 1966, conservateur des musées de France au Musée national d'Art moderne dont le directeur est alors Jean Cassou, qu'il quitte en 1970 pour prendre la direction de la revue L'Art vivant, jusqu'en 1975, date à laquelle il rejoint l'équipe du centre Georges Pompidou. Gérard Régnier y assure le commissariat de l'exposition inaugurale Marcel Duchamp en 1977, puis de deux expositions qui ouvriront une approche nouvelle en France de l'historiographie du XXe siècle : Les Réalismes, entre révolution et réaction, en 1980, puis Vienne, Naissance d'un siècle, en 1986. Entre temps, en 1984 et 1985, il réalise les expositions monographiques de Bonnard et de Balthus.En 1989, il est nommé directeur du musée national Picasso. Dans cet établissement, il s'attache à multiplier les expositions, in situ et à l'extérieur (une quarantaine en tout) et à enrichir les collections (donation du Portrait de Carlotta Valdivia dit La Célestine en 1989, et en 2005, de la Femme nue de trois quarts dos, étude pour Les Demoiselles d'Avignon).En France comme à l'étranger, Gérard Régnier a assuré la direction d'un certain nombre d'expositions, en particulier au Canada - Galerie nationale d'Ottawa et musée des Beaux-Arts de Montréal - et en 1995, celle du centenaire de la biennale de Venise, dont Gérard Régnier a été nommé directeur général. L'exposition L'Âme au corps, présentée à Paris en 1993, est une première approche d'une approche pluridisciplinaire entrecroisant l'histoire des arts et des sciences, en particulier de la médecine. Elle fut organisée en hommage au bicentenaire du projet d'un Museum Central des Arts et des Sciences entreprit à la Révolution française. Se succèderont, dans la même ligne, l'exposition du centenaire de la biennale de Venise, Identité et Altérité, sur le problème de l'individuation dans l'art moderne et contemporain, puis Cosmos - Du Romantisme à l'avant-garde, en 1999, hommage au bicentenaire de la parution du Voyage de Humboldt. L'exposition Mélancolie : Génie et folie en Occident conclut cette démarche qui inscrit l'histoire de l'art dans le contexte plus général de l'histoire des idées et des mentalités.Gérard Régnier est, sous le nom de Jean Clair, l'auteur de monographies sur Bonnard, Balthus, Duchamp, Music et Picasso, et d'essais parmi lesquels : Méduse, Contribution à une anthropologie des arts du visuel (1989), Eloge du visible, fondements imaginaires de la science (1996), La Barbarie ordinaire (2001), Du surréalisme... (2003), De Immundo (2004), Journal atrabilaire (2005), Lait noir de l'aube (2006), Malaise dans les musées (2007).Il est collaborateur régulier des revues Nouvelle Revue Française, Le Débat, Commentaire, La Nouvelle Revue de Psychanalyse, FMR, etc.Gérard Régnier est Commandeur des Arts et Lettres, Officier de la Légion d'Honneur, Lauréat de l'Académie française. Prix mondial de la Fondation Cino del Duca (2005) .Gérard Régnier est notamment l'auteur de Marcel Duchamp ou le grand fictif (Galilée, 1975), Duchamp et la photographie (Le Chêne, 1978), Le Nu et la Norme. Klimt et Picasso en 1907 (Gallimard, 1988), Brève défense de l'art français : 1945-1968 (L'Echoppe, 1989), Henri Cartier-Bresson, des Européens (Seuil, 1997), Sur Marcel Duchamp et la fin de l'art (Gallimard, 2000), Court traité des sensations (Gallimard, 2002.), Du surréalisme considéré dans ses rapports avec le totalitarisme et les tables tournantes (Mille et une nuits, 2003), Picasso : Une leçon d'abîme (Gallimard, 2005), Lait noir de l'aube (Gallimard, 2007), Malaise dans les Musées (Flammarion, 2007).Le 22 mai 2008, Jean Clair a été élu à l'Académie française.



















