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AGONE 54 - LES BEAUX QUARTIERS DE L'EXTREME DROITE
Agone - EAN : 9782748902112
Édition papier
EAN : 9782748902112
Paru le : 18 juin 2014
20,00 €
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- EAN13 : 9782748902112
- Collection : REVUE AGONE
- Editeur : Agone
- Date Parution : 18 juin 2014
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 208
- Format : 1.70 x 15.00 x 21.00 cm
- Poids : 285gr
- Interdit de retour : Retour interdit
- Résumé : Le Front national en particulier et l’extrême droite en général aiment à se présenter comme les porte-parole de la colère des « sans-grades ». Ce leitmotiv est parfois repris tel quel par les journalistes et sondeurs qui dressent volontiers des classes populaires un portrait réactionnaire. Ce racisme de classe journalistique occulte un point essentiel. Se réclamant d’une légitimité « par en bas », les réactionnaires d’aujourd’hui opèrent un important travail de normalisation qui prend appui sur différentes fractions du champ du pouvoir avec la complicité d’une partie de la grande bourgeoisie et des élites. On connaît mal les alliances que certains leaders et militants tissent dans ces lieux : la haute fonction publique, les fondations culturelles d’utilité publique, la philosophie ou la sociologie académique, le monde des lettres dont les œuvres de quelques auteurs sont inscrites au panthéon de l’édition… Prenant appui sur les codes de la sociabilité mondaine, se diffusant dans les « clubs », les vernissages, les salons académiques, ces entrepreneurs en réaction assurent un mélange souvent imprévisible de références de droite et de gauche qui entretient toutes les confusions sans nuire, hélas, à l’efficacité. Ce numéro explore quelques aspects d’une nébuleuse qui, plus ou moins formellement, mais objectivement, constitue le terreau qui permet à l’extrême droite de commencer à jouer un rôle social dont elle a longtemps été privée. Au sommaire — Alain Bihr, « L’extrême droite à l’université : le cas Julien Freund », avec une introduction de Sylvain Laurens — Maïa Drouard, « Le patrimoine pour tous. Étude d'une contribution de l'extrême droite au maintien des classes dominantes » — Samuel Bouron, « Un militantisme à deux faces : stratégie de communication et politique de formation des Jeunesses identitaires » — Sylvain Laurens, « Le Club de l’Horloge et la haute administration : promouvoir l’hostilité à l’immigration dans l’entre-soi mondain » — Stéphanie Chauveau, « Au-delà du cas Soral : corruption de l’esprit public et postérité d’une nouvelle synthèse réactionnaire » — Michel Vanoosthuyse, « Ernst Jünger, itinéraire d’un fasciste _clean_ : dernières publications, derniers masques » — Évelyne Pieiller, « Céline mis à nu par ses continuateurs, même » — Thierry Discepolo, « À l'abri de la religion littéraire française. L’« affaire Millet » comme erreur d’ajustement d’un consensus hégémonique apolitique » La leçon des choses — « Alfred Döblin et la littérature comme activité politique. “État et écrivain” », textes traduits de l'allemand par Michel Vanoosthuyse et introduits par Marie Hermann



















