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LA PEUR DU SAVOIR - SUR LE RELATIVISME ET LE CONSTRUCTIVISME DE LA CONNAISSANCE
Agone - EAN : 9782748900859
Édition papier
EAN : 9782748900859
Paru le : 5 févr. 2009
20,30 €
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- EAN13 : 9782748900859
- Collection : BANC D'ESSAIS
- Editeur : Agone
- Date Parution : 5 févr. 2009
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 196
- Format : 1.70 x 12.00 x 21.00 cm
- Poids : 255gr
- Interdit de retour : Retour interdit
- Résumé : Le constructivisme est libérateur quand il révèle la contingence de pratiques sociales considérées à tort comme fondées en nature. Mais il s’égare quand il aspire à devenir une théorie générale de la vérité et de la connaissance, où celles-ci ne font plus qu’exprimer les besoins et les intérêts d’une société. Pourquoi tant de gens se sont-ils laissés tenter par cette application généralisée du constructivisme social ? C’est qu’on acquiert par là un énorme pouvoir : si une connaissance n’est légitimée que par des valeurs sociales contingentes, on peut rejeter tout savoir du moment qu’on ne partage pas les valeurs en question. Les idées du constructivisme de la connaissance sont étroitement liées à des courants progressistes comme le postcolonialisme et le multiculturalisme : elles fourniraient des armes philosophiques pour protéger les cultures opprimées. Mais, même d’un point de vue strictement politique, ce n’est pas très judicieux. Car, si les puissants ne peuvent plus critiquer les opprimés parce que les catégories du savoir sont inévitablement liées à des perspectives particulières, il s’ensuit également que les opprimés ne peuvent plus critiquer les puissants. Voilà qui menace d’avoir des conséquences profondément conservatrices. Ce livre réfute avec clarté et simplicité les arguments qui sont au fondement de la pensée postmoderne : nous n’avons aucune raison sérieuse de croire que nos concepts ordinaires de vérité, de connaissance et d’objectivité seraient aujourd’hui disqualifiés, et devraient être abandonnés. Il est complété par une préface qui en souligne les enjeux et des annexes où sont discutées les idées de Bruno Latour, Isabelle Stengers et Michel Foucault sur cette question.









