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La certitude du pire - Psychopathologie de la société contemporaine
EAN : 9782489488012
Paru le : 7 janv. 2027
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- EAN13 : 9782489488012
- Réf. fournisseur : 1096523
- Date Parution : 7 janv. 2027
- Disponibilite : Pas encore paru
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 200
- Format : H:205 mm L:140 mm
- Poids : 0gr
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Résumé :
Chaque époque génère ses grandes maladies. Raphaël Gaillard démontre ici que l'incertitude est à la source et au coeur de la psychopathologie de la vie moderne.
Avec ses 85 milliards de neurones, chacun établissant 1.000 à 10.000 connexions, notre cerveau a une puissance de calcul spectaculaire, qu'il met à profit pour anticiper notre futur.
Il se nourrit donc de prédictions, et son aversion à l'incertitude lui fait préférer toute échappatoire à la menace de rester incertain.
Or, la société moderne, pour de nombreuses raisons surdéterminées par le développement des réseaux sociaux, l'essor des fake news et la prolifération des données, fait de l'incertitude le sentiment cardinal de notre époque.
Nourri de cas cliniques dont il nous fait le récit, d'expériences de laboratoire, d'hypothèses scientifiques et de références littéraires, Raphaël Gaillard met en évidence les réactions de notre cerveau face à l'incertitude: la dépression d'une part, le délire d'autre part. Dépression quand on ne peut plus croire en rien, délire quand on se met à croire frénétiquement. La faculté de croire apparait comme un sursaut salvateur: une certitude locale ( fût-elle faite de croyances toxiques, superstitions, complotisme, vérités alternatives) permet à l'individu de supporter l'incertitude globale. Mieux: l'homme préfère la certitude du pire au doute sur tout.
C'est également autour de cette grande polarisation entre dépression et délire que naissent les maux de notre société: l'agressivité, la perversion narcissique, la paranoïa, la radicalisation, etc.
L'esprit critique, souvent présenté comme la panacée contre les fausses certitudes, se révèle aux yeux de l'auteur un faux-ami: il renforce paradoxalement le sentiment d'incertitude par l'exercice d'un doute systématique qui, en retour, conduit à amplifier notre besoin de croyances, y compris les plus toxiques. A douter de tout, on finit par aspirer croire en tout et n'importe quoi, de sorte que le " sens critique " revendiqué par les rationalistes nourrit notre déraison.
Un dernier chapitre, qui dénonce les failles de notre système éducatif et souligne la puissance des fictions, esquisse une issue possible à cette impasse: la suspension de l'incrédulité, un geste consistant à accorder sa confiance plutôt que de succomber au soupçon.
