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L'Universel en question
EAN : 9782384280353
Paru le : 17 sept. 2026
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- EAN13 : 9782384280353
- Editeur : Atlande
- Date Parution : 17 sept. 2026
- Disponibilite : Pas encore paru
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 450
- Format : H:178 mm L:120 mm
- Poids : 0gr
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Résumé :
L’universel n’est pas l’apanage de l’Occident
Dans sa compréhension courante, le concept d’universel semble vouloir aménager un lieu commun où toute la communauté des Hommes pourrait se retrouver. Que ce soit à travers la morale avec l’impératif catégorique de Kant, l’étude du Beau chez Platon ou encore le droit et la politique avec la Déclaration universelle des droits de l’Homme, l’universel prétend à une certaine objectivité, ainsi qu’à une application généralisable, dépassant les particularismes.
Pourtant, cette conception semble être de nos jours mise à mal : jusqu’où l’universel peut-il nier la différence afin d’appliquer un modèle général ? Pouvons nous réprimander une pratique sous prétexte d’un universel occidento-normé ? Enfin quelle légitimité pouvons-nous accorder à cette portée universelle ?
Bernard Piettre nous montre comment cet idéal s’inscrit en réalité dans un contexte culturel (celui de la tradition philosophique occidentale) et historique. Par l’étude des grands de l’Histoire de la philosophie occidentale – des présocratiques à Derrida en passant par Kant et les Lumières – l’auteur questionne ainsi l’évolution de la pensée de l’universel pour mieux en comprendre le passé et le présent.
Loin d’être anti-universaliste, Bernard Piettre nuance l’entendement premier du concept pour en proposer une compréhension plus à même de reconnaître l’autre, l’étranger, le différent : “Il n’y aurait pas tant des vérités et des normes universelles qu’une exigence éthique d’universalité suscitée par l’altérité.” L’auteur situe alors l’universel dans la rencontre. L’universel est ainsi moins une idée abstraite de la totalité humaine qu’une pratique concrète de l’appréhension de l’Autre dans la vie de tous les jours.
Dans cette perspective, l’auteur démontre que l’Occident n’a pas l’apanage de la pensée de l’universel et que celle-ci préexiste dans nombre de sociétés à la rencontre avec la philosophie européenne. C’est par ailleurs au contact de celle-ci que des notions ancestrales propres aux différentes traditions de spiritualité ont été repensées et ont à leur tour réensemencé un débat devenu global sur l’universel.
De L’universel en question émerge alors une notion renouvelée permettant de repenser nos représentations du concept face aux enjeux contemporains (réchauffement climatique, flux migratoires…).
