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QUE FAIRE DE L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Croquant - EAN : 9782365124829
Édition papier
EAN : 9782365124829
Paru le : 13 janv. 2026
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- EAN13 : 9782365124829
- Editeur : Croquant
- Date Parution : 13 janv. 2026
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 186
- Format : 0.50 x 11.00 x 18.00 cm
- Poids : 168gr
- Résumé : Une reconfiguration du capitalisme ? « Le moulin à bras vous donnera la société avec le suzerain , le moulin à vapeur, la société avec le capitalisme industriel » écrivait Marx dans Misère de la philosophie. La combinaison du big data, du cloud et de l’IA pourrait-elle donner naissance à une nouvelle forme de capitalisme ? Il faut certes se défier de tout déterminisme technologique et, disons-le, Marx n’y échappe pas avec cette formulation. En fait, les rapports sociaux entretiennent avec le développement scientifique et technique un double lien. D’une part, l’utilisation d’une technologie, plutôt qu’une autre parmi toutes celles qui sont potentiellement disponibles, dépend de la configuration des rapports sociaux et en particulier des rapports de production. D’autre part, la technologie utilisée peut elle-même participer d’une reconfiguration de ces rapports sociaux. Ainsi par exemple, l’invention du grand moulin hydraulique a été faite au début de l’Empire romain. Cette invention n’a jamais été utilisée à l’époque où elle a vu le jour parce que les grands propriétaires d’esclaves n’en avaient pas besoin. Elle réapparaît un millier d’années plus tard au XIe siècle dans le contexte de rapports sociaux différents dans le cadre de la domination seigneuriale. Le grand moulin s’impose contre le petit moulin à bras des paysans pour conforter la domination seigneuriale et reconfigure en partie cette dernière1. Il est utilisé dans la production de textiles dans des centres spécialisés, accroissant ainsi les échanges, entrainant l’apparition de nouvelles couches sociales que ce soit leurs travailleurs ou les « bourgeois » propriétaires. De même, la généralisation du machinisme, permise par l’invention de la machine à vapeur, en Angleterre, berceau du capitalisme industriel, supposait qu’auparavant en soient créées les conditions politiques et sociales : reprise du mouvement des enclosures au XVIIIe siècle qui rend disponible la main d’oeuvre pour travailler dans les fabriques , victoire politique des forces contre-révolutionnaires à la fin du XVIIIe siècle , écrasement de la révolte luddiste au début du XIXe siècle. Ce n’est qu’à partir du moment où ces conditions politiques et sociales ont été remplies que la « révolution industrielle », marquée par un bouquet d’innovations techniques, allait être une arme aux mains de la classe dominante britannique pour permettre la mise en place du capitalisme industriel. Cependant, même s’il faut refuser tout déterminisme technologique, la question ne se pose pas moins de savoir quelles sont les conséquences de l’introduction de technologies numériques nouvelles dans l’organisation du capitalisme ou, pour le dire autrement, le mode d’accumulation du capital en sera-t-il transformé ? Il nous faut pour cela revenir sur l’histoire du capitalisme lui-même. Du capitalisme fordiste au capitalisme financier Après la seconde guerre mondiale, sur la base des rapports de forces de l’époque, se met en place dans les pays du Nord ce que les économistes régulationnistes ont appelé le « capitalisme fordiste ». Si les formes concrètes qu’il peut prendre diffèrent suivant les pays, ce type de capitalisme possède néanmoins des traits communs. Il s’agit d’un capitalisme essentiellement organisé sur une base nationale avec un pilotage macroéconomique effectué par l’État dans le cadre de politiques contracycliques dites « keynésiennes ». Au niveau international, les accords de Bretton-Woods assurent une stabilité financière et économique et l’hégémonie des États-Unis, malgré l’existence du bloc soviétique. La finance est bridée, que ce soit à l’échelle nationale ou mondiale. Un nouveau rapport salarial se met en place sur la base de compromis sociaux institutionnalisés caractérisés par l’existence de conventions collectives nationales ou de branches, ce qui limite les effets de la concurrence entre les entreprises. Ce qui domine, c’est le modèle de la grande entreprise managériale intégrée dans laquelle les actionnaires sont, de fait, contenus, avec une organisation du travail taylorienne qui autorise une production de masse, l’augmentation régulière des salaires avec un partage des gains de productivité permettant une consommation de masse. Se met en place parallèlement un État social avec le développement de la protection sociale. Cet agencement s’adosse à la seconde révolution industrielle apparue à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle (électricité, automobile, téléphone). Cette vague d’innovations naît durant la grande dépression de la fin du XIXe siècle (1873-1896) qui marque la fin du capitalisme concurrentiel, celui analysé par Marx, et la naissance du capitalisme monopoliste caractérisé par la formation de firmes géant