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La CIA et les intellectuels
EAN : 9782358721721
Paru le : 15 sept. 2021
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- EAN13 : 9782358721721
- Editeur : Fabrique
- Date Parution : 15 sept. 2021
- Disponibilite : Epuisé
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 350
- Format : H:1 mm L:13 mm E:20 mm
- Poids : 0gr
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Résumé :
ABANDON DE PARUTION. Pour mener à bien la troisième guerre mondiale en imposant partout le capitalisme à l’américaine, la CIA et ses alliés ont entrepris une vaste guerre intellectuelle à multiples facettes. Il fallait, d’une part, dissimuler sa globalisation des goulags par la promotion d’un imaginaire politique pro-américain, et, d’autre part, démolir la pensée dangereuse de la gauche révolutionnaire qu’un autre monde était possible. Cette guerre contre l’esprit, qui sous-tend et permet la guerre tout court, a radicalement transformé les modes de production et de circulation des idées, touchant de près ou de loin tous les intellectuels les plus en vue, en allant de Sartre, Marcuse, Aron et Arendt à Foucault, Derrida, Furet et les nouveaux philosophes.
Or, les grands intellectuels ne se sont jamais penchés sur cette guerre clandestine trop peu connue, dont les conséquences ont structuré – et structurent encore – les institutions matérielles du savoir conditionnant leur existence. En remédiant à ce problème fondamental, le présent ouvrage propose de nouveaux outils théoriques et une contre-histoire de la vie intellectuelle, notamment par le biais d’une descente anti-platonicienne dans la caverne d’où sont sorties les idées lumineuses des grandes traditions intellectuelles. S’appuyant sur de nouveaux éléments, dont de nombreux documents internes d’agences comme la CIA et le FBI, ce thriller théorique identifie comme le crime du siècle la tentative de faire passer la défection de l’intelligentsia de la politique anticapitaliste pour la mort naturelle d’une idée désuète : celle de la révolution. Car si la gauche radicale dit parfois que l’on peut tuer une personne, mais on ne peut tuer une idée, ce livre propose une étude des organisations clandestines qui ont voulu mettre à l’épreuve la thèse inverse : c’est en tuant une idée que l’on peut tuer beaucoup plus de personnes.
