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COMME UN CHAT
Sandre - EAN : 9782358211055
Édition papier
EAN : 9782358211055
Paru le : 12 mai 2015
22,00 €
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- EAN13 : 9782358211055
- Réf. fournisseur : 35821.1055
- Editeur : Sandre
- Date Parution : 12 mai 2015
- Disponibilite : Provisoirement non disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 680
- Format : 5.10 x 15.50 x 24.00 cm
- Poids : 982gr
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Résumé :
« Ce que je dis de moi ici n’a d’autre but que de montrer comment nous sommes passés du romantisme de la révolution radicale aux chimères de l’action “révolutionnaire” illégale sans poursuivre véritablement de but révolutionnaire ; comment nous sommes devenus, en quelque sorte, des politiciens de l’illégalisme… J’ai voulu dresser un portrait, qui se voudrait lucide et sans complaisance, loin des illusions consolatrices, d’une génération trop disposée à s’engager et preste à se reconvertir avec brio auprès de toutes les institutions de pouvoir. » – F. C.
Fils aîné d’une famille d’anarchistes espagnols convaincus et déterminés, Floréal Cuadrado, né en 1946 au Poujol-sur-Orb, livre dans cet ouvrage ce que peu de militants ont raconté : son enfance, son éducation, ses premières amours et cette volonté de devenir un « bon petit Français » ordinaire, loin d’un trop encombrant héritage politique. L’usine et la rencontre de syndicalistes vont très tôt faire de lui un révolté, sinon un révolutionnaire.
Le voici sur les sentiers étranges, souvent tragi-comiques, d’un idéal prônant l’action, échafaudant de façon parfois saugrenue un réseau d’activistes qui veulent en découdre violemment avec l’« État policier ». Floréal Cuadrado explore la diversité du milieu libertaire, celui de l’écologie radicale et de l’extrême gauche parisienne. Il y côtoie des figures marquantes, dont il brosse le portrait pas toujours amène.
Les derniers sursauts de la dictature franquiste l’entraînent dans le combat des Groupes d’action révolutionnaire internationalistes (GARI). Il participe à de nombreuses actions rocambolesques : l’enlèvement du banquier Suarez ou la tentative d’enlèvement de Michel Hidalgo…
Entré en clandestinité, il devient faussaire et se prend de passion pour ce métier. Il travaille alors avec prudence et méticulosité pour le mouvement libertaire : faux papiers, faux chèques, détournements de journaux…
Après quelques chamailleries épiques, vient le temps des arrestations et des interrogatoires, la Cour de sûreté de l’État et la prison. Il lui faudra ensuite goûter au pain de l’exil. Il sera accueilli au Venezuela par l’ancien chef de l’une des guérillas du pays. Ce sera une forme de pause. Elle lui permettra, entre autres choses, de réfléchir à ses démêlés judiciaires et de préparer sa défense lors du procès du hold-up de Condé-sur-l’Escault.
Comme un chat, Floréal Cuadrado est souvent retombé sur ses pattes. Selon lui, l’unique sauf-conduit qui lui a permis de surnager dans ce siècle où « il est minuit depuis toujours » est l’éthique rigoureuse et exigeante que lui ont transmise – par l’exemple – ses parents et amis anarchistes espagnols.
Document de premier ordre, ces « souvenirs turbulents » se lisent comme un roman d’aventures.