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SENTIERS DES LUCIOLES
Creaphis - EAN : 9782354282356
Édition papier
EAN : 9782354282356
Paru le : 21 janv. 2027
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- EAN13 : 9782354282356
- Réf. fournisseur : 143783-113
- Collection : FOTO-CINE
- Editeur : Creaphis
- Date Parution : 21 janv. 2027
- Disponibilite : Abandon de parution
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 104
- Format : 1.50 x 30.00 x 24.00 cm
- Poids : 700gr
- Résumé : Partant de la lecture de La Survivance des lucioles de Georges Didi-Huberman mais également d’autres textes fondateurs de la poésie japonaise, de ses souvenirs d’enfance et d’autres lectures d’auteurs comme Denis Roche, le photographe japonais-français Hiroshi Maeda a capturé la danse éphémère des lucioles au Japon pendant dix années (2015-2026) au cours de leur saison printanière.Dans la culture japonaise, ces insectes lumineux sont perçus comme des esprits véhiculant les souvenirs du passé, des amours éphémères, les liens avec la mort, la luciole étant perçue comme la lueur de l’âme d’une personne décédée venant rendre visite aux vivants. Entre mi-mai et mi-juillet la saison des lucioles ne dure qu’une semaine dans les lieux où elles se déplacent après une hibernation sous terre. Il faut se déplacer, semaine après semaine, du sud vers le nord pour suivre discrètement, en silence et sans lumière, leurs apparitions loin du regard humain et des feux des villes. Après une année de vie sous terre, les lucioles vivent leurs derniers jours dans les airs et cessent de se nourrir. Au crépuscule, un peu avant 20 heures, les mâles émettent leurs premières lueurs pour séduire les femelles cachées dans les feuillages. Leur danse nuptiale dure environ une heure. Les photographies saisissent l’espace comme un mouvement du temps en suivant un procédé de chronophotographie inventé par Etienne-Jules Marey. Les tracés lumineux des lucioles dessinent le cardiogramme incandescent de leur désir, prélude aux derniers instants de leur vie. Ce temps des lucioles en forme de saison courte varie selon les lieux observés et les familles de lucioles. Parmi les variétés on trouve les lucioles genji, sur les eaux courantes, les lucioles heike, sur les rizières et les eaux stagnantes, et les lucioles hime, qui évoluent au ras-du-sol.Par un record de patience et à l’aide d’un dispositif complexe, Hiroshi Maeda parvient à recréer cette atmosphère mystérieuse et onirique. Les photographies, réalisées avec la technique du tirage pigmentaire au charbon (piezography), offrent une profondeur dans les jeux de lumière et d’obscurité. Chaque image invite à une contemplation silencieuse, une immersion dans un état de rêve où la nature se mue en poème visuel.Les textes qui accompagnent ce ballet photographique (celui de l’historien de l’art Georges Didi-Hiberman, de l’anthropologue Octave Debary et celui d’Hiroshi Maeda lui-même) proposent par fragments littéraires, historiques et philosophiques d’élargir la réflexion sur ce phénomène à un stade universel. Si de nombreux artistes japonais ont représenté les lucioles dans la littérature et le cinéma, comme Le Dit du Genji (1010), ou le film Le Tombeau des lucioles d’Isao Takahata (Ghibli, 1988), il n’existe pas à ce jour un grand livre de photographie d’auteur.









