Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience. Pour nous conformer à la nouvelle directive sur la vie privée, nous devons demander votre consentement à l’utilisation de ces cookies. En savoir plus.
SABOTAGES - UN MONDE CASSE
EAN : 9782260057321
Paru le : 17 sept. 2026
-
Livraison gratuite
en France sans minimum
de commande -
Manquants maintenus
en commande
automatiquement -
Un interlocuteur
unique pour toutes
vos commandes -
Toutes les licences
numériques du marché
au tarif éditeur -
Assistance téléphonique
personalisée sur le
numérique -
Service client
Du Lundi au vendredi
de 9h à 18h
- EAN13 : 9782260057321
- Réf. éditeur : 1055160
- Editeur : Julliard
- Date Parution : 17 sept. 2026
- Disponibilite : Pas encore paru
- Barème de remise : NS
- Format : 0.00 x 14.00 x 20.50 cm
- Poids : 0gr
-
Résumé :
Philippe Pujol revient après le succès de
Cramés. Les enfants du Monstre
(Julliard 2024) avec une enquête puissante et inédite.
" Ce livre n'est pas un plaidoyer, c'est une autopsie. Il prend racine dans une réalité physique, brute, que les essais politiques ignorent trop souvent : celle du terrain. Pendant plusieurs mois, j'ai suivi ceux qui ont décidé de passer de la critique à l'acte. J'ai marché dans les pas de collectifs qui, dans le silence des collines ou l'ombre des zones industrielles, s'attaquent physiquement aux infrastructures de notre temps : antennes 5G incendiées, câbles de fibre optique sectionnés, chantiers de méga-bassines neutralisés.
Mon projet est de transformer ce sabotage de réaction (souvent perçu comme un simple vandalisme) en une lentille grossissante. Il ne s'agit pas de faire l'apologie de la destruction, mais de montrer que ces gestes sont les symptômes désespérés d'un mal bien plus profond et invisible : le sabotage structurel de notre époque.
Ce reportage de terrain sert de porte d'entrée à l'analyse d'un sabotage plus vaste. Quand un groupe coupe une fibre optique, ce n'est pas seulement Internet qu'il vise, c'est le signal d'alarme contre le sabotage cognitif : cette saturation informationnelle qui nous noie sous le bruit pour mieux assassiner notre capacité d'attention et de discernement.
Le cœur de l'essai déplace le regard des saboteurs encagoulés vers les saboteurs en costume.
Il y a d'abord le sabotage cognitif, cette transformation de l'esprit public en une décharge de flux numériques, où l'intelligence artificielle agit comme une prothèse pour une pensée déjà amputée.
Cela facilite un sabotage social, stratégie délibérée de l'alliance entre une bourgeoisie de rente et les rhétoriques d'extrême droite. On fragmente le corps social, on désigne des boucs émissaires pour masquer le pillage des services publics.
La peur ainsi générée permet le sabotage anthropologique : la réduction de l'individu à sa seule fonction de performance. C'est la mort de la Mètis, cette ruse créatrice qui permettait à l'homme de maîtriser son environnement, désormais remplacée par une docilité assistée par algorithme. " Le dernier homme " est partout, veut son confort plus que sa liberté.
Arrive alors le sabotage économique : L'instauration d'un néoféodalisme numérique. Nous ne produisons plus, nous sommes " utilisateurs " d'infrastructures de rente qui aspirent la valeur sans jamais rien redistribuer. Nous voilà abonnés à nos servitudes.
Le lien entre le geste de résistance et la structure est là : le pouvoir sabote la complexité. En simplifiant l'homme, en simplifiant les échanges, en simplifiant l'information, on rend le monde gérable comme un tableau Excel. Cette simplification est le terreau du fascisme : une réponse binaire à un désordre savamment entretenu. "




