Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience. Pour nous conformer à la nouvelle directive sur la vie privée, nous devons demander votre consentement à l’utilisation de ces cookies. En savoir plus.
LES SERMONS - SUIVIS DES ORAISONS FUNEBRES ET DES PANEGYRIQUES
EAN : 9782251458342
Paru le : 20 févr. 2026
-
Livraison gratuite
en France sans minimum
de commande -
Manquants maintenus
en commande
automatiquement -
Un interlocuteur
unique pour toutes
vos commandes -
Toutes les licences
numériques du marché
au tarif éditeur -
Assistance téléphonique
personalisée sur le
numérique -
Service client
Du Lundi au vendredi
de 9h à 18h
- EAN13 : 9782251458342
- Collection : CLASSIQUES FAVO
- Editeur : Belles Lettres
- Date Parution : 20 févr. 2026
- Disponibilite : Pas encore paru
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 2450
- Format : 0.10 x 18.00 x 25.00 cm
- Poids : 0gr
-
Résumé :
Ouvrage fondateur de notre langue, monument de la littérature universelle, les Sermons de Bossuet n’ont fait l’objet d’aucune édition depuis un siècle. En voici l’intégralité. La gloire de ces Sermons tient un éclat auquel nulle autre oeuvre ne saurait atteindre. En une relation analogue à celle de Cicéron avec le latin, l’oeuvre oratoire de Bossuet constitue ce coeur historique où le génie d’un homme donne ses fondations définitives à l’excellence d’une langue. Ses tournures, ses inventions, son réexamen des usages, son souffle n’ont ainsi cessé d’inspirer les hommes – tandis que Littré illustre constamment de cette voix son Grand Dictionnaire. Puisant au fond des âges pour nourrir l’élévation du siècle, « l’Aigle de Meaux » conjoint le latin, le grec et l’hébreu au sein d’un verbe dont les éblouissantes substructions, par sa parole, sont devenues l’architecture de la nôtre. « Bossuet imite les prophètes, car prophète lui-même, dit Lamartine, il donne à sa langue la hauteur, l’autorité, l’antiquité et la divinité de l’Ancien Testament » : l’accent de l’hébreu et la force de ses images passent avec lui dans le français « qui se moule, colossal, sur le génie incorrect et démesuré de ce Michel-Ange de notre langue ».
Les Sermons sont l’oeuvre d’une vie : Bossuet n’avait que 20 ans quand, bouleversant ses professeurs, il prêcha pour la première fois ; et il prêcha jusqu’à son dernier souffle. Il prononça ses sermons devant la cour aussi bien que devant ses humbles paroissiens. Placé aux plus hautes fonctions par le génie et non par l’intrigue, l’humilité et la force tissent sa personnalité : Mme de La Fayette le décrit ainsi « l’homme le plus doux et le plus franc qui ait jamais été mis à la cour », et l’admiration de La Bruyère lui donne la réputation d’un Père de l’Église.
Ces sermons suivent le temps liturgique ; il en est donc un pour chaque jour, pour chaque épreuve, pour chaque circonstance. Ils accompagnent l’existence. Ils prennent parfois la forme de « panégyriques » lorsqu’ils font le portrait d’une haute figure de sainteté. Et, à dix célèbres reprises, les sermons devinrent telle oraison funèbre dont les événements commandèrent le devoir. Que ce soit pour vivre, aimer ou souffrir, pour admirer ou mourir, la parole parfaite de Bossuet souffle. Car il est « le plus grand maître de la prose française : son langage contient tous les canons de notre parler. C’est une force, une clarté, une majesté qui baignent l’âme de lumière et la transportent de joie » (Claudel). Portant en lui cet humanisme qu’il invente et pour qui l’universel entend aller d’Athènes à Jérusalem afin de renaître romain en France, Bossuet érige pendant le Grand Siècle une totalité inouïe au sein de laquelle notre langue reçoit d’un trait son foisonnement et sa rationalité, son émotion, sa précision et sa maturité. En avançant ne fût-ce que de quelques pas dans cette étendue, l’on comprend vite que la « langue de Molière » est, en réalité, celle de Bossuet. -
Biographie :
Maxence Caron est né en 1976. Agrégé de philosophie à 22 ans, il est Docteur ès Lettres à 26 ans. Sur décision de C. Lévi-Strauss, J. d’Ormesson et M. Fumaroli, il reçoit au même âge et pour ses jeunes œuvres le prix de philosophie de l’Académie française. Il a 29 ans lorsqu’en 2005, rompant avec toute carrière académique, il rédige La Vérité captive : ce livre d’avant-garde est le premier volume d’un Système nouveau des arts et de la pensée. Il achève ce Système considérable quinze ans plus tard, à 44 ans.
Forte à ce jour d'une cinquantaine d’ouvrages, l’œuvre de Maxence Caron contient tous les genres littéraires : aux traités de philosophie monumentaux s’ajoutent les grands poèmes, les romans, satires, journaux, les livres de littérature, de musique ou d’aphorismes, tous étroitement reliés entre eux. Directeur de collection aux Ed. du Cerf pendant 12 ans, éditeur chez R. Laffont pendant 10 ans pour la collection « Bouquins », Maxence Caron est éditeur aux Belles Lettres depuis 2015, où il dirige la collection des « Classiques favoris ».









