CARMEN - ETUDE D'UNE CATEGORIE SONORE ROMAINE

Belles Lettres - EAN : 9782251328942
PIERRE MAXIME
Édition papier

EAN : 9782251328942

Paru le : 8 juin 2016

63,00 € 59,72 €
Disponible
Pour connaître votre prix et commander, identifiez-vous
Notre engagement qualité
  • Benefits Livraison gratuite
    en France sans minimum
    de commande
  • Benefits Manquants maintenus
    en commande
    automatiquement
  • Benefits Un interlocuteur
    unique pour toutes
    vos commandes
  • Benefits Toutes les licences
    numériques du marché
    au tarif éditeur
  • Benefits Assistance téléphonique
    personalisée sur le
    numérique
  • Benefits Service client
    Du Lundi au vendredi
    de 9h à 18h
  • EAN13 : 9782251328942
  • Collection : ETUDES ANCIENNE
  • Editeur : Belles Lettres
  • Date Parution : 8 juin 2016
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 342
  • Format : 0.00 x 15.70 x 23.80 cm
  • Poids : 1.301kg
  • Interdit de retour : Retour interdit
  • Résumé :

    Comment le terme carmen a-t-il pu renvoyer à une catégorie sonore et évoluer dans les langues romanes vers la notion de « charme » ? Comment expliquer qu'un terme voisin, cantus, soit à l'origine de la notion de « chant » ? Où se situe la rupture entre deux mots pourtant issus d'un même verbe : canere ? Notre étude, qui se veut globale, se propose d’analyser la dimension non seulement acoustique mais également pragmatique du terme carmen. Nous montrons qu’il ne s’agit pas seulement d’une catégorie sonore : il renvoie à un acte porteur de contraintes.
    Notre premier chapitre aborde les emplois de carmen associé à trois types de sujets – oiseaux, instruments, cantores – et montre l’existence de deux pôles : parallèlement à l’emploi du terme, renvoyant à des chants ou à des musiques, sur le modèle grec du melos, nous analysons un sens indigène qui renvoie à une sémiologie contraignante, celle des signaux des trompes ou des auspices. Cette dimension pragmatique oriente la suite de notre analyse : dans les chapitres deux et trois qui traitent les emplois du terme dans le domaine du droit et de la religion, nous montrons que le mot carmen, désignant d’abord des incantations, est réemployé de façon nouvelle au début de l’Empire pour désigner toutes sortes d’actes où la parole, employée en formule autonome, suscite des effets contraignants : prières, lois ou serments. Dans un quatrième chapitre, nous analysons l’usage du mot carmen dans le domaine de la communication des dieux avec les hommes : le terme renvoie alors au contraintes irrémédiables du fatum. Les usages du mot, à rapprocher du nom de Carmenta, s’appliquent alors à tous types d’énonciations divinatoires comme les oracles ou les prédictions. Enfin, dans les deux derniers chapitres, nous analysons l’introduction de carmen comme terme d’autoréférence poétique : ce nouvel emploi, introduit par Catulle et Lucrèce pour rendre compte sous forme de fictions textuelles du sens musical grec d’odè associé à des vers, va être systématisé sous l’Empire. Le terme permet alors de désigner l’ensemble des genres poétiques tout en les investissant de sens pragmatiques indigènes : parole des poètes inspirés (vates), il est alors associé à une force pragmatique mythifiée par les magiciens ou les prophètes, dont la Sibylle, transportée sur le mont Palatin, constitue le modèle.

  • Biographie :

    Maxime Pierre est agrégé de Lettres Classiques et docteur de l'université de Paris-Diderot où il enseigne actuellement la langue et la civilisation grecques et latines.

Haut de page
Copyright 2026 Cufay. Tous droits réservés.