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Les Idolâtres
EAN : 9782205208597
Paru le : 26 janv. 2024
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- EAN13 : 9782205208597
- Réf. fournisseur : DAR248880
- Editeur : Dargaud
- Date Parution : 26 janv. 2024
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 208
- Format : H:213 mm L:283 mm E:22 mm
- Poids : 1.14kg
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Résumé :
Après la Synagogue, Joann Sfar replonge dans son passé et son enfance, après la mort de sa mère qui aboutit à un sentiment de vide étourdissant pour cet enfant. À l’occasion d’une analyse, Joann revient sur cet événement et explique à son psy ce qui a fait qu’il a préféré embrasser la vie, s’adonner sans limite à sa passion : l’art (la peinture et la bande dessinée en tête), ce qui fait qu’on se sent vivant, notamment par l’acte de la création par le dessin et l’écriture.
« Un vide, ça se remplit », lui confie son psy. Le seul fait de fabriquer des images permet de remplir ce vide et de créer de nouveaux souvenirs : Joann avoue qu’il accorde ainsi beaucoup d’importance aux images. Cet échange vient aussi en écho d’une conversation, lorsqu’il était plus jeune, avec un rabbin. Peut-on figer le souvenir d’un défunt, de sa propre mère, par une image ? Lorsqu’on s’en remet à une image plutôt qu’au monde, cela ne devient-il pas de l’idolâtrie ? Une image interdit-elle toute forme de dialogue ou de confrontation au monde ? Ou, au contraire, dessiner et surtout raconter (le propre de la bande dessinée) n’est-il pas une forme de liberté, d’ouverture et de compréhension du monde qui nous entoure ? Finalement, n’est-ce pas là une forme de thérapie ?...
Par un jeu d’allers et retours à différents moments de sa vie et par le biais de nombreux intervenants, Joann revient sur les actes fondateurs de son existence, entre la perte de sa mère disparue trop tôt et son propre chemin qui l’a amené à se consacrer à la création dont le dessin, parfois de façon compulsive, comme on embrasserait une religion.
À la fois récit philosophique et introspectif, cette histoire permet à l’auteur de se livrer avec une sincérité rare, livrant une véritable réflexion sur le sens de la vie. Un livre puissant, touchant, d’une grande intelligence et, finalement, une ode à la vie ! - Biographie : Joann Sfar naît le 28 août 1971 à Nice (Alpes-Maritimes), dans une famille juive ashkénaze d’origine ukrainienne côté maternel et séfarade d’origine algérienne côté paternel. Il n’a que trois ans lorsque sa mère décède – une disparition qu’on lui cache en prétextant un voyage et qu’il comble en se réfugiant dans le dessin. Une passion qui ne le quittera jamais, et, s’il se tourne d’abord vers des études de philosophie, il s’installe ensuite à Paris et s’inscrit à l’École nationale supérieure des beaux-arts… où il enseigne aujourd’hui. Sa première bande dessinée, « Les Aventures Ossour Hyrsidoux » (Cornélius), paraît en 1994. On le retrouve ensuite à L’Association, chez Delcourt et Dargaud, où rapidement, il devient la figure de proue d’une génération d’auteurs qui réinventent la bande dessinée, enchaînant les œuvres majeures et les succès. Sfar est désormais l’auteur de plus cent cinquante albums, écrits, coécrits ou dessinés, dont les célèbres « Petit Vampire » (sept tomes chez Delcourt, puis trois tomes chez Rue de Sèvres), « Chat du rabbin » (12 tomes chez Dargaud) ou encore « Carnets », dont le dernier épisode, « Young Man » (Gallimard BD), paraît en 2023. En 2022, il se lance, avec « La Synagogue » (Dargaud), dans une série d’ouvrages autobiographiques et engagés, qu’il poursuit en 2024 avec « Les idolâtres » (Dargaud). La même année, bouleversé les événements du 7 octobre 2023, il publie un roman graphique puissant et intime, « Nous vivrons. Enquête sur l’avenir des Juifs » (Les Arènes BD). Créateur infatigable, il ne délaisse pas pour autant la fiction : il signe un polar dessiné en noir et blanc, « Riviera » (éditions Sonatine, 2023), et replonge dans l’heroic fantasy, avec le tome 1 de sa nouvelle série « Reines et Dragons » (Dargaud, 2024). Sfar est aussi l’auteur (à succès) de plusieurs romans sans images, dont « L’Éternel » (Albin Michel, 2013), « Comment tu parles de ton père » (Albin Michel, 2016), « Modèle vivant » (Albin Michel, 2018) et, dernièrement, « Et Dieu riait beaucoup » (Albin Michel, 2023). Enfin, passionné de cinéma, il est aussi – eh oui ! – le réalisateur, et parfois même le scénariste, de plusieurs films : « Gainsbourg, vie héroïque » (2010), césar du meilleur premier film, « Le Chat du Rabbin » (2011), césar du meilleur film d’animation, « La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil » (2015) et « Petit Vampire » (2020), récompensé au Festival international du film d’animation d’Annecy. Une exposition rétrospective a également eu lieu au musée d’art et d’histoire du Judaïsme entre octobre 2023 et mai 2024. Elle retrace le parcours d’un artiste exceptionnel dont la créativité se déploie depuis plus de trente ans dans la bande dessinée, le cinéma et la littérature.









