De catastrophe en catastrophe

PUF - EAN : 9782130894582
CHAMPY FLORENT
Édition papier

EAN : 9782130894582

Paru le : 21 mai 2026

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  • EAN13 : 9782130894582
  • Editeur : PUF
  • Date Parution : 21 mai 2026
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 312
  • Format : H:217 mm L:150 mm E:24 mm
  • Poids : 430gr
  • Résumé :

    Comment expliquer la répétition de catastrophes évitables ?


    Les sociétés modernes sont traversées par de fortes demandes de sécurité, et y répondent de multiples façons. Mais elles sont incapables de faire face à des dangers pourtant évitables. Dégradations environnementales. Crises financières à répétition. Scandales alimentaires et pharmacologiques. Féminicides précédés d’alertes. Mal-logement dans des pays riches…


    La récurrence des catastrophes n’a jamais été étudiée comme objet ; ce livre pallie ce manque. Il vise à élucider ce paradoxe : comment expliquer que les sociétés modernes échouent à apporter des réponses appropriées à des dangers graves voire mettant en jeu leur survie, malgré des lois, des institutions et des dispositifs protecteurs omniprésents ?


    À partir de cinq cas et en s’appuyant sur des films, une enquête met systématiquement au jour les facteurs de production de catastrophes évitables. Une représentation des sociétés modernes émerge ainsi, où diverses fragilités de la « prudence », une façon de penser étudiée par les philosophes, s’articulent dans une « machine à catastrophes ».


    Ce travail vise à aider des personnes confrontées à des prises de risques inconsidérées et des défauts de prudence à affronter cette machine délétère.

  • Biographie : J’ai été formé à l’École Normale Supérieure de Paris, où j’ai passé l’agrégation de sciences sociales. Chercheur au CNRS depuis 1996, j’ai conduit des recherches principalement sur les mondes de l’architecture, et sur la sociologie des professions et les théories du travail professionnel. Je m’intéresse maintenant à la place de la prudence dans nos sociétés, notamment à travers le travail professionnel et les débats sur le principe de précaution.A travers tous ces sujets, c’est la complexité du monde social, et notamment des activités de pensée face à l’incertitude, qui m’intéresse. Comment concevoir un projet d’architecture ? Comment tenter de formaliser le travail professionnel, en sorte de le rendre le moins subjectif possible et de répondre aux exigences de prévisibilité de plus en plus fortes qui lui sont adressés, tout en laissant aux professionnels l’autonomie suffisante pour traiter de problèmes pour une large part imprévisibles ? Comment se mettre d’accord face aux risques qui traversent nos sociétés ? Ces questions en apparence très éloignées renvoient à une même difficulté : celui de la régulation des choix et de la coopération en situation d’incertitude. Le constat dont je pars est qu’en étudiant les spécificités des activités de pensée qui permettent de faire face à ces difficultés, la sociologie peut jeter un éclairage nouveau sur des phénomènes sociaux qui retiennent son attention par ailleurs : les luttes intraprofessionnelles, la capacité de groupes sociaux à anticiper des risques et à y faire face, les difficultés du travail professionnel, voire les crises financières. Ce qu’il s’agit finalement de comprendre, ce sont les modalités et les limites des activités prudentielles dans nos sociétés.
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