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Questions cartésiennes II. Sur l'ego et sur Dieu
EAN : 9782130830481
Paru le : 5 oct. 2021
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- EAN13 : 9782130830481
- Réf. éditeur : 165777
- Collection : EPIMETHEE
- Editeur : PUF
- Date Parution : 5 oct. 2021
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 264
- Format : H:217 mm L:151 mm E:30 mm
- Poids : 546gr
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Résumé :
L’histoire de la philosophie procède parfois par synthèses, ou du moins par hypothèses synthétiques. Mais ces constructions ne tiennent que si elles reposent d’abord sur les piliers de questions particulières, étudiées sans préjugés et d’abord résolues pour elles-mêmes. Ce sont certaines de ces questions récurrentes dans les études sur Descartes que l’on aborde ici, poursuivant l’effort entrepris par les Questions cartésiennes parues en 1991. Il ne s’agit plus cette fois de traiter des problèmes soulevés par la relation complexe entre méthode et métaphysique, mais certains de ceux que posent l’ego, Dieu et les contextes où s’inscrit la pensée cartésienne. – L’ego : conduit-il nécessairement au solipsisme ou relève-t-il d’une altérité originaire ? Se trouve-t-il jamais remis en doute par Dieu ou valide-t-il immédiatement l’évidence comme une vérité ? En quel sens a-t-il rang de substance ? – Dieu : pourquoi importe-t-il de l’opposer au« Styx » et aux« destinées » ? De quel droit peut-on et doit-on lui assigner le titre si problématique de causa sui ? Pourquoi les grands postcartésiens ont-ils tous rejeté la doctrine si originale de la création des vérités éternelles ? Dans quel ensemble prennent place les trois définitions de Dieu que déploient successivement les Meditationes et les Responsiones ? – Les contextes : va-t-il de soi que Kant ait réfuté Descartes ou une commune décision critique (la finitude de la certitude) ne les réunit-elle pas plus intimement ? Les Meditationes se structurent-elles comme une démonstration linéaire ou comme un essentiel dialogue ? Pourquoi et comment Pascal conteste-t-il l’équivalence entre évidence et vérité ? Mersenne, l’ami proche et négligé, n’anticipait-il pas sur la définition cartésienne de la métaphysique ? Comme l’attestent l’abondance et la qualité de la recherche internationale quatre cents ans après sa naissance, l’interprétation de Descartes n’a jamais été aussi ouverte. Cette indécision n’infirme pourtant pas les travaux antérieurs, mais en résulte précisément. En effet, Descartes ne nous est pas un objet révolu, mais nous reste un interlocuteur inévitable, avec lequel se jouent encore nos propres innovations et nos dernières tentatives.
- Biographie : Jean-Luc Marion est professeur à l’université de Chicago, professeur émérite de l’université Paris Sorbonne et membre de l’Académie française. Il travaille dans plusieurs directions à la fois, indissolublement liées au contexte philosophique. Premièrement, l’histoire de la philosophie, en l’occurrence la période cartésienne, afin de comprendre par le biais d’une étude de cas ce que « métaphysique » veut dire et donc ce que la « fin de la métaphysique » garde encore comme possibilités. Deuxièmement, la phénoménologie, utilisée comme méthode non dogmatique de description des phénomènes et surtout comme tentative de mettre au jour des phénomènes la plupart du temps laissés invus, pourtant parfaitement rationnels. Troisièmement, la théologie et l’histoire de la théologie chrétienne et juive – la théologie pouvant être considérée comme un interlocuteur privilégié de la philosophie et comme son horizon indiscutable lorsque cette dernière doit faire face à des conflits de limites.



















