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Sortilèges de l'imaginaire
EAN : 9782130816478
Paru le : 6 mars 2019
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- EAN13 : 9782130816478
- Réf. éditeur : 014302
- Editeur : PUF
- Date Parution : 6 mars 2019
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 128
- Format : H:189 mm L:124 mm E:10 mm
- Poids : 130gr
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Résumé :
L’imagination au pouvoir !
Toute croyance consiste à prendre une fiction pour une réalité, et par conséquent à nous persuader que pourrait être objet de notre perception ce qui n’est pourtant objet que de notre imagination.
Une telle confusion ou une telle équivoque seraient-elles possibles si l’imaginaire ne constituait l’étoffe de notre perception, au point que percevoir n’est le plus souvent qu’une occasion d’imaginer ?
Voilà pourquoi on ne saurait comprendre ni engagement, ni foi, ni piété, ni militantisme, ni terrorisme, sans avoir élucidé quelle part revient à notre imagination dans le sens que nous donnons à la réalité.
- Biographie : L’expérience première et irréductible étant celle de la conscience, donc de la séparation, de l’absence et de l’attente, le défi de la philosophie est apparu initialement à Nicolas Grimaldi comme étant celui de rendre raison de la présence de l’esprit dans la nature et donc de la négativité dans l’être. Pour répondre à ces questions, il a ainsi d’abord développé une phénoménologie du désir et une ontologie du temps. Ayant par la suite découvert dans le concept de tendance ce qui permettait de rendre compte de la façon la plus satisfaisante à la fois du temps et de la vie, il s’est attaché à rendre raison de l’expérience de la vie tant dans ses dimensions ontologique qu’éthique. C’est d’ailleurs cette éthique de la vie qu’il développe dans ses derniers travaux, soit pour l’analyser directement elle-même comme dans son Traité des solitudes, soit pour en tirer l’élucidation d’expériences dérivées comme celle du mal, par exemple dans son ouvrage sur Judas ou dans sa récente enquête sur les plus ordinaires préjugés et paradoxes. On pourrait dire qu’il a ainsi tenu une promesse et comblé une attente formulées l’une et l’autre par deux penseurs contemporains: - la promesse est celle de Heidegger, faite dès 1927: penser l’être comme temps. Mais la troisième section de Sein und Zeit ne sera jamais rédigée, et Heidegger y renoncera comme il l’indique au début de sa conférence de 1962 sur Temps et Etre. Cette promesse, quoique davantage inspiré par Bergson que par Heidegger, Nicolas Grimaldi l’a tenue en constituant une ontologie du temps. - l’attente est celle de Hans Jonas. Devant l’avènement dès le 17ème siècle d’un savoir qui se développait, selon son expression, comme "une ontologie de la mort", l’auteur du Principe responsabilité souhaitait en 1973 voir s’élaborer une philosophie de la vie dont il précisait les grandes lignes dans son livre sur Le Phénomène de la vie. Parce qu’elle était le nécessaire corrélat d’une ontologie du temps, Nicolas Grimaldi avait développé cette philosophie de la vie dès 1971, pour la parachever en 2003 par une remarquable éthique de la vie. Enfin, s’agissant de la solidarité de cette éthique et de l’ontologie qui l’étaye, sa doctrine permet d’échapper au nihilisme, au cynisme ou à l’esprit de dérision qui ont englouti la pensée contemporaine. Si elle répond à la question du sens de la vie, c’est d’une manière particulièrement originale, c’est-à-dire sans se satisfaire d’un voeu pieux ou d’une réhabilitation des solutions classiques du problème. Dépassant l’incantatoire "pari sur le sens" que fait quelqu’un comme Georges Steiner, refusant le retour à peine masqué à l’onto-théologie auquel s’emploient quelques autres, ou encore évitant les mièvreries néo-kantiennes qui tentent d’établir un humanisme non métaphysique, Nicolas Grimaldi répond à cette interrogation sur le sens par la mise en évidence de la générosité et du rayonnement intrinsèques de la vie. En un hommage à l’infini qui transparaît dans le fini, cette pensée révèle la vie comme la gloire du temps et nous invite à rayonner en elle et avec elle.









