L'exil intérieur

PUF - EAN : 9782130809166
JACCARD ROLAND
Édition papier

EAN : 9782130809166

Paru le : 22 août 2018

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  • EAN13 : 9782130809166
  • Réf. éditeur : 920785
  • Collection : QUADRIGE
  • Editeur : PUF
  • Date Parution : 22 août 2018
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 180
  • Format : H:190 mm L:125 mm E:9 mm
  • Poids : 134gr
  • Résumé :

    Critique d’une modernité sans reliefs


    Il y a près d’un siècle, Nietzsche comparait l’humanité de demain à une plage de sable ; tous les humains, disait-il, seront très égaux, très ronds, très conciliants, très ennuyeux. La prophétie nietzschéenne s’est réalisée. Ultime figure de l’histoire, le petit-bourgeois s’étend planétairement. Sur-contrôlé de l’extérieur, décorporalisé, désexualisé, hyper-normalisé, l’homme de la modernité, quoi qu’il en ait, sera de plus en plus l’image même de l’homme administré coulant une existence paisible dans des sociétés d’abondance totalitaires – sans jamais prendre conscience que si ses besoins y sont satisfaits, c’est au détriment de sa vie même.

    Dans cet essai au ton vif et personnel, Roland Jaccard a tenté de tracer le portrait psychologique de l’homme de la modernité. Et de préciser le rôle que jouent les employés de la santé mentale (psychologues, psychothérapeutes, psychiatres...) dans la vaste entreprise de normalisation des conduites indispensable au bon fonctionnement de nos modernes médiocraties anonymes.

    « Publié en 1975 aux Presses Universitaires de France, L’exil intérieur connaîtra un succès qui dépassa largement les attentes de son éditeur. Un article élogieux de François Bott en ouverture du Monde des livres, une invitation à Apostrophes, l’émission littéraire que Bernard Pivot venait de créer, il n’en fallut pas plus pour que ce bref essai n’entre en résonance avec un public féru de sciences humaines et d’emblée acquis à toute forme de contestation. Rien n’est plus étrange pour un auteur que de devenir l’homme d’un livre. C’est ce qui m’arriva. Je le défendis d’abord avec ardeur avant de m’en détourner, inquiet à l’idée d’être prisonnier des thèses et des thèmes qu’il avançait. Pour rester propre, il faut savoir changer d’idées comme on change de chemises. Je passai donc de l’anti-psychiatrie au nihilisme, de Freud à Wittgenstein et Cioran. Et, comme je l’avais toujours fait depuis mon adolescence à Lausanne, je livrai de temps à autre des pages de mes carnets personnels, persuadé que celui qui, après avoir tout démoli, ne se démolit pas lui-même, est un imposteur. Mais qui peut se flatter de ne pas l’être ? »
    (R. Jaccard, Préface)

  • Biographie : Il est difficile de croire en sa propre existence et impossible d’y adhérer. Je ne ferai donc même pas semblant de me désolidariser de mon passé et reconnaîtrai être né à Lausanne le 22 septembre 1941, avoir obtenu quelques diplômes universitaires, écrit une thèse sur Mélanie Klein, enseigné à Paris VII, pratiqué brièvement la psychanalyse, écrit quelques romans et travaillé pour un quotidien du soir, « Le Monde », qui jouissait alors d’un immense prestige. J’ai même eu le privilège de diriger une collection, « Perspectives critiques » aux Puf, collection qui m’a permis d’élargir le cercle de mes amis et de mes ennemis, ainsi que de suivre et parfois d’anticiper les modes intellectuelles.Un snobisme infantile m’a conduit à adopter des poses nihilistes et à écrire des petits livres désenchantés susceptibles d’être lus dans la salle d’attente du dentiste.Je me sentais proche de Schopenhauer et de Cioran et j’étais fasciné par le nihilisme érotique de Louise Brooks. J’ai tenté de ne pas les décevoir. J’ai dispensé à mes lecteurs un pessimisme excessif, mais c’est le seul qui me permette d’avoir un peu de style et de déjouer les désagréments de l’existence.L’homme élégant, illustré par Romain Slocombe, condense en quelques aphorismes ce que j’ai eu la faiblesse de développer dans d’autres livres. La tentation nihiliste, Le cimetière de la morale, L’enquête de Wittgenstein, Portrait d’une flapper, tous parus aux Puf, ne sont sans doute pas les pires, à mes yeux tout au moins.Évidemment, ils ne valent pas un suicide réussi. Mais tout le monde ne peut pas être à la hauteur de ses ambitions.
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