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Le complexe de castration
EAN : 9782130633846
Paru le : 29 sept. 2015
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- EAN13 : 9782130633846
- Réf. éditeur : 385006
- Collection : QUADRIGE
- Editeur : PUF
- Date Parution : 29 sept. 2015
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 156
- Format : H:190 mm L:126 mm E:10 mm
- Poids : 165gr
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Résumé :
Au cœur de la théorie freudienne.
« Le complexe de castration s’enracine dans la sexualité infantile. Il est relatif, le plus souvent, aux fantasmes de castration que l’enfant imagine subir de la part de personnages investis d’autorité, comme punition pour avoir été porté à la recherche du plaisir en s’accordant des caresses mises en œuvre à l’insu des parents pour se procurer une jouissance et stimuler surtout des imaginations qui sont au centre des pratiques masturbatoires. »
(André Green)
Avec le concept de castration, Freud ne s’attache pas aux aspects anatomiques ou physiologiques de la castration, il découvre une fonction psychique, née du développement de la sexualité infantile, du désir qu’elle provoque, de ses conséquences sur l’imagination à l’origine du Surmoi. Cet ouvrage, écrit en 1990 et réédité pour la troisième fois, explique tous les aspects de la découverte freudienne et de ses perspectives contemporaines. - Biographie : Par Françoise Coblence Depuis Un œil en trop. Le complexe d’Œdipe dans la tragédie (Minuit, 1969) jusqu’à Sortilèges de la séduction. Lectures critiques de Shakespeare (Odile Jacob, 2005), depuis Le discours vivant. La conception psychanalytique de l’affect (PUF, 1973 ; réédition en poche « Quadrige », 2004) jusqu’aux ouvrages récents publiés sous sa direction et portant sur les « voies nouvelles » que la psychanalyse est amenée à prendre pour tenir compte des questions auxquelles elle est confrontée aujourd’hui, le travail d’André Green n’a cessé de tenir ensemble les questions cliniques les plus actuelles et celles posées par la littérature et la culture depuis l’Antiquité grecque. André Green est particulièrement soucieux d’interroger le renouvellement de la pratique psychanalytique depuis Freud, de montrer quelles variations la cure classique a été amenée à connaître. Pourquoi ces variations ? André Green part du constat que les principes de la cure ont été dégagés par Freud aux lendemains de la Première Guerre mondiale. Depuis un siècle, la psychanalyse a connu une évolution liée à la réflexion de certains penseurs et aux changements des paradigmes sociaux et cliniques. Pour André Green, la théorie doit nécessairement passer aujourd’hui, outre la lecture de Freud et une attention particulière au tournant des années 1920, par les apports de Ferenczi, Winnicott et Bion. Après Idées directrices pour une psychanalyse contemporaine (PUF, 2002), André Green revient sur ces changements dans un ouvrage qu’il a dirigé et qui constitue une véritable somme théorique et clinique : Les voies nouvelles de la thérapeutique psychanalytique. Le dedans et le dehors (PUF, 2006). Ce dernier ouvrage montre au mieux les différentes facettes de l’apport d’André Green à la pensée psychanalytique et à sa clinique, et sa capacité à rassembler les expériences marquantes. On y trouve ses réflexions autour du Freud des dernières années, celui qui introduit la pulsion de mort pour rendre compte de ce qui, en permanence, vient délier ce qu’Éros a réussi à lier. Ce thème est également traité spécifiquement par Green dans un ouvrage intitulé Pourquoi les pulsions de destruction ou de mort ? (Éditions du Panama, 2007). Le désenchantement de Freud, essentiel aux yeux de Green, n’est pas séparable des modifications de la culture et de celles apportées à la clinique. Ces dernières tiennent aussi à la prise en compte et au traitement d’un nouveau type de patients, ni névrotiques, ni psychotiques, nommés par Green « cas-limites » (voir La folie privée. Psychanalyse des cas-limites, Gallimard, 1990), chez qui prédominent les mécanismes de clivage et la porosité des frontières du Moi. Ces changements conduisent aujourd’hui les psychanalystes à recourir plus souvent au face à face et à introduire des infléchissements dans la technique et des variations de cadre. Désormais, écrit Green, « l’idée s’impose qu’analysant et analyste collaborent tous deux à la constitution du processus. […] La psychanalyse cesse de ne concerner que le dedans. Elle s’occupe aujourd’hui plutôt des rapports entre le dedans et le dehors ». De nombreux exemples cliniques de ces nouvelles pratiques sont donnés, avec les réflexions théoriques qui concernent les nouveaux champs d’investigation de la psychanalyse actuelle, aux confins du somatique, dans des cas extrêmes (psychose et folie, anorexie et boulimie, autisme). Green y montre l’importance de faire dialoguer les psychanalystes au travail, et la fécondité de ces discussions. Il en avait déjà donné la preuve par le dialogue de psychanalystes français issus de différents courants (Le travail psychanalytique, PUF, 2003). L’un des objectifs d’André Green est aussi de faire dialoguer la psychanalyse avec les sciences contemporaines : biologie et linguistique, notamment (voir Autour de l’œuvre d’André Green. Enjeux pour une psychanalyse contemporaine, sous la direction de F. Richard et F. Urribarri, PUF, 2005). Dans Les voies nouvelles de la thérapeutique psychanalytique, ce sont la plupart des grands noms de la communauté internationale qui apportent leur contribution à la réflexion sur le renouvellement de la théorie et de la pratique psychanalytiques. Il faut ajouter que, parallèlement à ces réflexions sur la théorie et la clinique analytiques, André Green n’a jamais cessé de puiser son inspiration dans la littérature et d’éclairer certains aspects de la culture. Proust, Shakespeare, Conrad, Borges sont quelques-uns des auteurs qui ont suscité en lui des « mouvements affectifs » et des « processus de reconnaissance » permettant un éclairage mutuel de la littérature et des processus inconscients. Un bel exemple en est donné dans La lettre et la mort (entretiens avec Dominique Eddé, Denoël, 2004). Il montre que la littérature, qui avait été pour Freud une source de découverte de la nature de l’inconscient, ne cesse également de nourrir, conjointement à la clinique, la réflexion d’André Green.



















