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Histoire des institutions. Le Moyen Âge
EAN : 9782130620198
Paru le : 31 mai 2013
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- EAN13 : 9782130620198
- Réf. éditeur : 324720
- Collection : QUADRIGE
- Editeur : PUF
- Date Parution : 31 mai 2013
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 396
- Format : H:190 mm L:126 mm E:20 mm
- Poids : 383gr
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Résumé :
L’histoire des institutions de la période franque au XVe siècle.
« Tant que l’individu n’agit pas, le droit reste lettre morte : il est conçu comme un ensemble de moyens mis à la disposition de la personne pour atteindre certains objectifs qui sont individuels mais qui accomplissent la justice lorsque le droit est correctement utilisé. Ainsi le droit ne s’impose pas à l’individu ou au groupe. Il n’a pas de puissance en soi. Nous sommes en présence d’une civilisation du contrat, et non pas d’une civilisation du “statut” (dans laquelle une certaine configuration juridique est imposée autoritairement à l’homme qu’il le veuille ou non). Dans cette perspective donc, le grand legs romain pour les institutions est celui d’un monde juridique libéral et individualiste. […] Il est évident que pendant une période de civilisation communautaire ou de groupe (comme pendant la période féodale) ou socialisante (comme aujourd’hui) l’influence du droit romain ne peut que s’amoindrir. Mais il faut au moins se poser la question de savoir si l’on n’est pas alors en présence d’un amoindrissement, d’une perte de sens et de substance du droit tout court, tout entier, dans ces circonstances. »
Ce manuel de l’Histoire des institutions (4 volumes, de l’Antiquité au XIXe siècle) était et reste l’un des grands manuels des études juridiques. L’auteur montre combien les institutions sont tributaires du passé. Dans ces institutions médiévales par exemple, le legs romain est primordial. Elles n’en restent pas moins sujettes aux crises économiques et sociales de leur temps, que Jacques Ellul expose ici avec brio. - Biographie : Cet article provient du Dictionnaire des philosophes, sous la dir. de Denis Huisman, 2e édition revue et augmentée, Paris, PUF, 1993.Mise à jour prévue. ELLUL Jacques, 1912-1994 Penseur français. Docteur en droit (1936), agrégé des facultés de droit (1943), il fut nommé professeur à la Faculté de Droit de Bordeaux en 1944 et à l’Institut d’Études politiques trois ans plus tard. Directeur de la revue Foi et Vie, Jacques Ellul a activement participé à la vie de l’Église réformée en France, au Synode national et au Conseil national. Le phénomène technique, défini comme “ recherche en toute chose de la méthode absolument la plus efficace ”, constitue l’ “ enjeu du siècle ” (La technique, p. 19). Sa caractéristique est de “ chercher ” à s’appliquer (ce qui est techniquement possible se réalisera inéluctablement) ; son projet est de “ dépouiller, mettre au clair, puis utiliser en rationalisant, transformer toute chose en moyen ” (ibid., p. 130) ; sa puissance est de faire accepter ce projet comme justifiable par lui-même. Son essence se résume alors dans cette formule : “ La technique est en soi suppression des limites. Il n’y a, pour elle, aucune opération ni impossible ni interdite ” (Le système technicien, p. 167). Réalité autosuffisante, la technique impose ses normes comme autant d’exigences auxquelles doit se soumettre toute activité – de l’État à la justice et à l’économie, en passant par la pédagogie ou les divertissements. Obéissant à une volonté de progresser, la technique s’auto-engendre et l’homme lui est livré. Au sein de l’auto-accroissement technicien, le sujet humain (individuel ou collectif) devient le vecteur de la croissance technique et non plus le maître destinateur : l’application des techniques des sciences humaines à l’école, au travail, à la publicité, etc., en est une parfaite illustration. Une telle autonomie de la technique se manifeste inévitablement à l’égard de la morale et des valeurs spirituelles. “ La technique ne supporte aucun jugement, n’accepte aucune limitation (...) elle se situe en dehors du bien et du mal ” (ibid., p. 121-122). Cette nouvelle violence entraîne un changement de référence : le monde moderne substitue la froide décision de l’expert à la considération (au scrupule) d’ordre moral. Par exemple, l’attention portée aux pauvres ne s’enracine plus dans l’amour du prochain, mais relève de l’engagement politique. Jacques Ellul s’insurge “ contre les violents ” – ceux qui privilégient les idéologies – au nom de la violence de l’amour qui, elle, conformément au message divin, ne cherche jamais à posséder. l Présence au monde moderne, Genève, Roullet, 1948 ; L’homme et l’argent, Neuchàtel, Delachaux & Niestlé, 1951 ; La technique ou L’enjeu du siècle, Paris, A. Colin, 1954 ; rééd. Paris, Economica, 1990 ; Le vouloir et le faire. Introduction pour une éthique chrétienne, Genève, Labor et Fides, 1965 ; Contre les violents, Paris, Le Centurion, 1972 ; Éthique de la liberté, Genève, Labor et Fides / Paris, Le Centurion, 3 vol., 1975-1984 ; La foi au prix du doute, Paris, Hachette, 1980 ; La parole humiliée, Paris, Seuil, 1981 ; La subversion du christianisme, Paris, Seuil, 1983 ; Ce que je crois, Paris, Grasset, 1987 ; La raison d’être. Méditation sur l’Ecclésiaste, Paris, Seuil, 1988 ; Le bluff technologique, Paris, Hachette, 1988. ® Ellul Sludies, bulletin trimestriel de l’Université de South Florida, depuis 1988. André LANIÈRE


















