La vie de l'esprit

PUF - EAN : 9782130608868
ARENDT HANNAH
Édition papier

EAN : 9782130608868

Paru le : 2 mars 2013

27,50 € 26,07 €
Disponible
Pour connaître votre prix et commander, identifiez-vous
Notre engagement qualité
  • Benefits Livraison gratuite
    en France sans minimum
    de commande
  • Benefits Manquants maintenus
    en commande
    automatiquement
  • Benefits Un interlocuteur
    unique pour toutes
    vos commandes
  • Benefits Toutes les licences
    numériques du marché
    au tarif éditeur
  • Benefits Assistance téléphonique
    personalisée sur le
    numérique
  • Benefits Service client
    Du Lundi au vendredi
    de 9h à 18h
  • EAN13 : 9782130608868
  • Réf. éditeur : 320878
  • Collection : QUADRIGE
  • Editeur : PUF
  • Date Parution : 2 mars 2013
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 576
  • Format : H:190 mm L:125 mm E:27 mm
  • Poids : 500gr
  • Résumé :

    Les derniers écrits philosophiques d’Hannah Arendt.


    « Le problème du bien et du mal, la faculté de distinguer ce qui est bien de ce qui est mal seraient-ils en rapport avec notre faculté de penser ? Pas au sens, bien entendu, où la pensée serait capable de sécréter les bonnes actions, comme si “la vertu s’enseignait” et s’apprenait – il n’y a que les habitudes et les coutumes qui s’enseignent, et chacun ne sait que trop bien à quelle vitesse on les désapprend et les oublie, pour peu qu’une situation nouvelle exige un changement de conduite et de manières […]. La question impossible à éluder était celle-ci : l’activité de penser en elle-même, l’habitude d’examiner tout ce qui vient à se produire ou attire l’attention, sans préjuger du contenu spécifique ou des conséquences, cette activité donc fait-elle partie des conditions qui poussent l’homme à éviter le mal et même le conditionnent négativement à son égard ? »

  • Biographie : Cet article provient du Dictionnaire des sciences humaines, sous la dir. de Sylvie Mesure et Patrick Savidan. ARENDT Hannah, 1906-1975 Originaire d’une famille juive assimilée de Königsberg, H. Arendt étudia la philosophie, la théologie et la philologie classique auprès des plus grands maîtres de l’époque : Rudolf Bultmann, Edmund Husserl, Martin Heidegger et Karl Jaspers. Fuyant le nazisme dès 1933, elle séjourne à Paris jusqu’en 1941 avant de s’embarquer pour les États-Unis. Devenue directrice de la Commission pour la reconstruction de la culture juive européenne, elle revient pour la première fois en Allemagne en 1949, reprenant contact avec Jaspers et Heidegger et elle ouvre alors son Journal de pensée (1950-1973), qui l’accompagnera toute sa vie. Ce qui caractérise la pensée de Hannah Arendt, c’est, semblable à la méthode de Socrate, l’art du questionnement, un questionnement qui ne s’enquiert pas tant du “ pourquoi ” que du “ qu’est-ce que ? ”, tout ce qui “ est digne d’être questionné [étant] digne d’être pensé et inversement ”. Ainsi, lorsqu’elle publie en 1951 Les Origines du Totalitarisme, s’efforçant de comprendre le caractère absolument inédit du totalitarisme, et ce afin de se réconcilier avec la réalité, elle pose trois questions : “ Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi cela s’est-il passé ? Comment cela a-t-il été possible ? ” À ses yeux, le caractère inédit du phénomène totalitaire qui n’est lié à aucune “ cause”, tient dans l’existence de crimes impunissables autant qu’impardonnables, dans la révélation d’un “ mal absolu ” où l’homme est devenu “ superflu ”. Hantée par la perspective d’une troisième guerre mondiale, elle rappelle la prophétie de Tocqueville : “ Un nouveau monde a besoin d’une nouvelle politique ” et elle s’attelle à une Introduction à la Politique, dont seuls sept manuscrits nous sont parvenus sous le titre Qu’est-ce que la politique ? (2001). Elle y affirme notamment que “ la politique repose sur un fait : la pluralité humaine ”, la destruction d’un peuple équivalant à la destruction d’une partie du monde, d’une perspective unique sur le monde. En 1958, paraît La Condition de l’homme moderne : en quoi consiste la vita activa ? Que faisons-nous quand nous sommes actifs ?, telle est la question qui anime ce livre où le travail, l’œuvre et l’action sont pris en vue en fonction de la condition mortelle de l’homme. Pour remédier à l’imprévisibilité de l’action, les hommes disposent de la faculté de promettre, le pardon étant quant à lui l’antidote à son irréversibilité. Mais la faculté “ miraculeuse ” absolue qui fonde le monde et s’oppose à la mortalité tient dans la naissance d’hommes nouveaux, capables de régénérer le monde. La Crise de la culture. Huit exercices de pensée politique ([1961] 1989), se demande pour sa part comment penser –l’autorité, la liberté, l’éducation, la culture – dans la brèche entre passé et futur mise au jour par la disparition de la tradition. En avril 1961, H. Arendt couvrit le procès Eichmann à Jérusalem pour le New Yorker. Ses cinq livraisons aboutirent en 1963 à la publication d’Eichmann à Jérusalem dont le sous-titre Rapport sur la banalité du mal - par où elle entendait que ce “ spécialiste de la question juive ” était un homme ordinaire, un employé zélé, dont la psychologie n’avait rien à voir avec celle d’un Iago ou d’un Macbeth – suscita une violente et durable polémique. Ce procès Eichmann qui avait révélé à Hannah Arendt l’incapacité à distinguer le bien du mal dès lors que tous les repères ont disparu, le crime sans précédent d’Eichmann consistant à n’avoir pas pensé ce qu’il faisait, à n’avoir pas imaginé les conséquences de son obéissance – “ Les hommes qui ne pensent pas sont comme des somnambules ” – fut le point de départ de ses réflexions sur La Vie de l’esprit, ou vita contemplativa. Dans cet ouvrage, qui ne parut qu’après sa mort, elle se consacrait à l’analyse de trois facultés : La Pensée, Le Vouloir (2005) et Juger (2003), cette dernière étant à ses yeux la faculté politique par excellence. Hannah Arendt enseigna la science politique dans de nombreuses et prestigieuses universités américaines, dont celle de Chicago, et la New School for Social Research de New York. Elle reçut de nombreuses distinctions dont le Prix Sigmund Freud pour la prose scientifique et le prix Sonning. En 1993, fut créé l’ “ Institut Hannah-Arendt pour la recherche sur le totalitarisme ” à l’Université technique de Dresde, et en 1996 le “ Centre et les Archives Hannah-Arendt ” à l’Université von Ossietzky d’Oldenburg. La ville de Brême décerne chaque année depuis 1994 un “ prix Hannah Arendt pour la pensée politique”. Sylvie Courtine-Denamy
Haut de page
Copyright 2025 Cufay. Tous droits réservés.