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Dictionnaire critique de la sociologie
EAN : 9782130588474
Paru le : 17 juin 2011
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- EAN13 : 9782130588474
- Réf. éditeur : 280726
- Collection : DICTIONNAIRES Q
- Editeur : PUF
- Date Parution : 17 juin 2011
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 768
- Format : H:201 mm L:146 mm E:31 mm
- Poids : 678gr
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Résumé :
« Ce dictionnaire doit aider la sociologie à reprendre la place qui lui revient parmi les disciplines classiques. Il vise aussi à permettre au lecteur cultivé de mesurer l’importance de la tradition sociologique. »
Tel était le souhait des auteurs lors de la première édition parue en 1982, souhait largement exaucé et conforté par les nombreuses rééditions. Ce dictionnaire s’efforce de repérer les questions fondamentales, de débusquer les idées reçues, de mettre en évidence les liens entre certains concepts, de présenter une analyse critique de la tradition sociologique.« Ce dictionnaire doit aider la sociologie à reprendre la place qui lui revient parmi les disciplines classiques. Il vise aussi à permettre au lecteur cultivé de mesurer l’importance de la tradition sociologique. » Tel était le souhait des auteurs lors de la première édition parue en 1982, souhait largement exaucé et conforté par les nombreuses rééditions. Ce dictionnaire s’efforce de repérer les questions fondamentales, de débusquer les idées reçues, de mettre en évidence les liens entre certains concepts, de présenter une analyse critique de la tradition sociologique.
Chaque article longuement développé est augmenté de corrélats et d’une bibliographie. Une longue préface de Raymond Boudon retrace l’évolution de la sociologie et la crise actuelle entre sociologie classique et sociologie moderne, cette dernière consistant le plus souvent « en des commentaires sur les faits de société du moment ou en des études de caractère descriptif ». L’auteur prêche pour un retour à la fonction explicative de la sociologie, « à des travaux proposant des analyses inédites, éclairantes et solides des phénomènes sociaux ». - Biographie : Cet article provient du Dictionnaire de la pensée sociologique, sous la dir. de M. Borlandi, R. Boudon, M. Cherkaoui et B. Valade, Paris, PUF, coll. “ Quadrige/Dicos poche ”, 2005. BOURRICAUD François, 1922-1991 Figure originale de la sociologie française, “ sociologue des valeurs dans la tradition wébérienne ” (Birnbaum, 1992, 417), professeur à Bordeaux puis à la Sorbonne, homme de culture étendue et esprit curieux, Bourricaud a produit une œuvre nuancée articulant les recherches théoriques – notamment en sociologie politique et en sociologie de l’ethnicité et du métissage – à de nombreux travaux d’observation directe de l’état présent de la société. Il a en outre contribué à la diffusion d’un individualisme méthodologique et institutionnel mis au service d’une véritable sociologie critique. Le premier ouvrage remarqué de Bourricaud est issu de sa thèse de doctorat, Esquisse d’une théorie de l’autorité (1961). À partir d’une lecture des classiques de la psychologie sociale américaine – qu’il a contribué à faire connaître en France –, il s’interroge sur les fondements du pouvoir, les méthodes de gouvernement, et cherche à établir une théorie de l’autorité “ rationnelle-légale ”. Cette réflexion sur la méthode et les passions démocratiques dans les sociétés occidentales sera poursuivie dans ses ouvrages ultérieurs (cf. notamment 1980). Dans des analyses devenues classiques de la vie sociale péruvienne (1962, 1967), Bourricaud propose une nouvelle approche des phénomènes du changement social en rupture avec les théories alors dominantes de l’explication du sous-développement. Bourricaud est aussi reconnu comme une référence internationale pour son interprétation de l’œuvre de T. Parsons qu’il s’attache à faire connaître en France (1955, 1987). Très tôt, à la suite de Parsons, il affirme, à l’époque à contre-courant, que “ les “faits sociaux” doivent être traités en termes d’action ” (1955, 94), annonçant des analyses plus tardives (1975, 1982) qui marqueront le repositionnement du rôle des actions individuelles et de leur agrégation, la pertinence du point de vue de l’acteur dans la compréhension des phénomènes sociaux, et la réfutation du sociologisme et du holisme au profit de l’individualisme institutionnel qui porte l’accent sur la dimension intentionnelle et stratégique des comportements sociaux d’individus en interaction, et jouant des rôles. Dans son dernier écrit (1989) on a pu lire (Girard, 1992, 15) une précision de sa propre conception du libéralisme – un libéralisme tocquevillien : “ J’appellerai libéraux ceux qui s’intéressent non pas à la Liberté avec un grand L, mais aux conditions institutionnelles de leur liberté comme membres de la société politique ” (1989, 87). l En marge de l’œuvre de Talcott Parsons : la sociologie et la théorie de l’action, introduction à T. Parsons, Éléments pour une sociologie de l’action, Paris, Plon, 1955 ; Esquisse d’une théorie de l’autorité, Paris, Plon, 1961 ; Changements à Puno. Étude de sociologie andine, Paris, Travaux et Mémoires de l’Institut des hautes études de l’Amérique latine, 1962 ; “ Contre le sociologisme, une critique et des propositions ”, RFS, 1975 (16 suppl.), 583-603 ; L’Individualisme institutionnel. Essai sur la sociologie de Talcott Parsons, Paris, puf, 1977 ; Le Bricolage idéologique. Essai sur les intellectuels et les passions démocratiques, Paris, puf, 1980 ; (1982), Dictionnaire critique de la sociologie, Paris, puf, 2000 (avec R. Boudon). u Birnbaum P., “ In memoriam François Bourricaud ”, RFS, 1992, 33 (3), 417-419. — Girard A., “ L’individualisme de François Bourricaud (1922-1991) ”, L’Année sociologique, 1992, 42, 7-17. — Kamrane R., “ François Bourricaud (1922-1991) ”, in A. Jacob (éd.), Encyclopédie philosophique universelle, Paris, puf, 1992, vol. 3, t. 2. Jean-Pierre Lavaud et Annie Devinant



















