De la subjectivité

PUF - EAN : 9782130588023
HENRY MICHEL
Édition papier

EAN : 9782130588023

Paru le : 29 sept. 2011

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  • EAN13 : 9782130588023
  • Réf. éditeur : 287423
  • Collection : EPIMETHEE
  • Editeur : PUF
  • Date Parution : 29 sept. 2011
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 192
  • Format : H:217 mm L:150 mm E:11 mm
  • Poids : 267gr
  • Résumé :

    Deuxième tome de la Phénoménologie de la vie de Michel Henry (4 volumes), rassemblant de nombreux essais, études, articles et conférences du philosophe.


    « Si l’on suppose que toute communauté humaine repose sur une vie phénoménologique omniprésente dont elle reçoit sa force et sa certitude, la mise à l’écart de la phénoménologie sera celle de cette vie cachée et toute-puissante. Dès lors son reflux de la culture laisserait place à la spéculation traditionnelle, à une philosophie du langage coupée de ce soubassement de la Vérité, libre de dérouler sans fin ses inventions verbales et ses jeux de mots. »
    Par ces mots, Michel Henry donne à penser que ce serait pour faire obstacle à ce reflux possible, à cette philosophie qui joue sur les mots, au déni de ce soubassement de Vérité sur quoi reposent l’existence et le développement de toute communauté humaine, qu’il a été amené à prendre la parole en marge et commentaire de son œuvre publiée et à poser à ses contemporains la question qui mérite le plus d’être posée : « Qu’est-ce que cela que nous appelons la vie ? »
    Au lendemain de sa mort en juillet 2002, il devenait nécessaire, voire urgent, de rassembler la plupart de ses essais, études, articles et confé-rences publiés dans des revues ou restés inédits. Tel est l’enjeu des quatre volumes de Phénoménologie de la vie, qui marquent une étape décisive dans la constitution de ses « Œuvres complètes ».
    Les textes de ce deuxième volume montrent comment Michel Henry intervint dans l’un des principaux débats de son temps, la critique du « sujet », mit en question les fondements de la philosophie moderne de Descartes jusqu’à Nietzsche et Freud, et a reconquis un concept radical de la subjectivité.
    P. A. et J.-L. M.

  • Biographie : Cet article provient du Dictionnaire des philosophes, sous la dir. de Denis Huisman. HENRY Michel, 1922-2002 Philosophe français, né à Haïphong en 1922, Michel Henry a achevé ses études à Paris. La guerre le trouve dans le maquis. Après avoir enseigné la philosophie à l’Université Paul-Valéry de Montpellier, il consacre actuellement sa retraite principalement à l’achèvement de son œuvre philosophique. Michel Henry est l’auteur de trois romans : Le jeune officier (1954), récit poétique d’une lutte sans fin contre le mal ; L’amour les yeux fermés (Prix Renaudot 1976), analyse dramatique d’un procès d’autodestruction de la vie, méditation sur le destin des civilisations et la nature de l’œuvre d’art ; Le fils du roi (1981), paraphrase lyrique d’une expérience mystique à travers la fiction de la folie – dont il a tiré une pièce : La vérité est un cri. La philosophie de Michel Henry s’inscrit de façon générale dans le courant phénoménologique. Comme philosophie de la subjectivité transcendantale, elle prend son point de départ chez Husserl. Mais il faut ajouter qu’elle le dépasse en élaborant au-delà de la sphère de la conscience intentionnelle, principe constituant des phénomènes, condition de tout savoir, le concept de l’être du sujet en sa phénoménalité originaire et radicalement immanente, seul fondement authentique de la connaissance et de toute expérience en général. La philosophie de M. Henry est une onto-phénoménologie – qui apparaît elle-même en rupture avec l’ontologie heideggérienne et son concept de la transcendance de l’être. Sa relation à la pensée de Husserl (comme à celle de Heidegger) revêt nécessairement la forme d’une critique (Phénoménologie matérielle, 1990), laquelle n’est elle-même qu’un moment du procès général que le philosophe intente à la tradition philosophique occidentale, visée sous le titre de monisme ontologique dans son présupposé le plus constant depuis l’aube de la philosophie : l’assimilation de l’essence à l’idée, la réduction de l’être à un seul type de manifestation, la manifestation objective, la représentation. La critique philosophique de l’objectivité se développe comme une lente exploration du champ idéel du savoir et de ses structures (la transcendance, l’extériorité, la visibilité), poursuivie jusqu’à son principe substantiel caché dam l’être intérieur et invisible de la subjectivité. Car l’ouverture sur le monde de l’ego transcendantal et sa réceptivité ekstatique reposent sur un pouvoir plus originaire, elles impliquent l’autoréceptivité immanente du sujet, fondatrice de tout objet comme tel. Ce que M. Henry appelle l’auto-affection ne désigne pas une forme vide, une pure condition de possibilité, mais la substance de la subjectivité telle qu’elle s’accomplit dans son épreuve concrète de soi, dans le souffrir et le jouir qui la définissent essentiellement comme vie, indépendamment de toute pensée (L’essence de la manifestation, 1963). L’élucidation de cette sphère d’être et de révélation absolue, étrangère à l’ordre de la connaissance et de ses représentations, constitue le cour de la philosophie de M. Henry et le principe directeur de toute son œuvre. La vie, qui définit l’essence de la réalité humaine dans sa nature affective et sensible, indivisiblement corps et esprit (Philosophie et phénoménologie du corps, 1965), détermine les modalités relatives de l’existence, qu’elles soient de nature théorique (domaine des sciences) ou pratique (domaine sociopolitique, économique, culturel), lesquelles lui sont ainsi rigoureusement subordonnées comme à l’origine et à la norme première de toute activité humaine. Principe de la hiérarchie qui commande les divers plans de l’expérience, son concept institue une discrimination radicale entre l’ordre de l’idéalité d’une part, qui n’a qu’une valeur secondaire, et dont relèvent les catégories de la science, mais aussi les entités politiques ou sociales, et d’autre part l’ordre fondateur de la réalité, dont procèdent les modalités sensibles et affectives de la vie subjective, qui régissent le domaine de la culture au sens large et de l’art en particulier (La barbarie, 1987 ; Voir l’invisible : sur Kandinsky, 1988). Expression directe, quasi-émanation de l’absolu, l’art se voit conférer dans la pensée de M. Henry un privilège ontologique incontestable, au rebours de la tradition comme de la modernité. Autour du concept de la vie immanente et de son auto-affection essentielle, la philosophie de M. Henry, encore inachevée, forme d’ores et déjà un édifice cohérent qui englobe les différents aspects de l’existence. Elle se présente en toutes ses parties comme une démystification de la tradition idéaliste de l’Occident et de ses avatars idéologiques contemporains (Marx, I : Une philosophie de la réalité ; II : Une philosophie de l’économie, 1976 ; Du communisme au capitalisme. Théorie d’une catastrophe, 1990). Elle instaure ce que l’on pourrait appeler un réalisme ontologique radical, parce qu’elle remonte jusqu’à la source qui donne vie à toute réalité et qui est la vie même, dans son concept propre, l’être originaire de la subjectivité humaine. Gabrielle Dufour-Kowalska
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