LECON LITTERAIRE SUR EN ATTENDANT GODOT DE SAMUEL BECKETT

PUF - EAN : 9782130520993
SANTERRE JEAN-PAUL
Édition papier

EAN : 9782130520993

Paru le : 12 juil. 2001

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  • EAN13 : 9782130520993
  • Réf. éditeur : 017717
  • Collection : MAJOR
  • Editeur : PUF
  • Date Parution : 12 juil. 2001
  • Disponibilite : Provisoirement non disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 144
  • Format : 1.00 x 11.80 x 17.20 cm
  • Poids : 140gr
  • Résumé :

    « Je cherche un homme », pouvait encore crier Diogène sur l’agora, muni de sa lanterne. Or, chez Beckett, selon Jean-Paul Santerre, cette espérance est devenue vaine. Entre incommunicabilité et aporie du sens, la parole est mise en question…


    Quel monde plus noir pouvait bâtir ce dramaturge que nous considérons comme l’un des plus grands du XXe siècle ? Tout y semble figé dans l’attente d’une mort prochaine. Est-ce encore la vie ? Et ces soliloques absurdes, ces dialogues suspendus, à quelles relations avec nos semblables nous invitent-ils ?

    *

    Après un panorama assez exhaustif du parcours de Beckett (vie et œuvres), Jean-Paul Santerre pose d’emblée la question fondamentale du sens de cette pièce qui est, selon l’expression de Jean Onimus, « l’ambiguïté même [...], l’univers de l’incertitude, du peut-être ». Or, loin de prôner, à l’instar de la plupart des commentateurs, la perte du sens et des valeurs, cet ouvrage a l’ambition de ne pas céder à la tentation du nihilisme ; il s’emploie plutôt à justifier la quête d’un sens. Sur fond de crise de l’identité et des rapports humains les plus élémentaires (échange, communication), l’auteur se propose ainsi de définir la nature du lien qui unit ou sépare les protagonistes – s’agit-il d’une philia au sens grec du terme ? –, tout en se gardant bien de faire du texte beckettien une pièce sur l’amitié. Il analyse ainsi les termes de l’échange, la portée du langage, d’un langage qui tourne à vide pour finalement s’autodétruire, le dialogue s’épuisant et le silence prenant le pas sur la tautologie. Quels sont les responsables de l’échec de la parole ? Peut-on encore croire à la venue de Godot à la fin du deuxième acte ? Cette attente est-elle lucide ou pure obstination ? Vladimir et Estragon, Pozzo et Lucky ne sont-ils que des pantins désincarnés aux mains d’un destin impitoyable et voués à une mort inéluctable ? L’espoir est-il permis ? Autant de questions que soulève l’auteur en offrant une vision renouvelée de la thématique du maître et de l’esclave au travers des relations nouées, empreintes tout à la fois d’amour et de cruauté . « Théâtre de la cruauté », disait Artaud, violence et dérision tout ensemble au sein de ces couples où l’amitié, si elle est possible, « semble une simple bouée de sauvetage, une sorte d’attelage dont Pozzo et Lucky sont la caricature » (p. 62). Une lecture certes orientée sur la question de l’amitié, mais qui cherche à faire sens dans cette « mise en pièce(s) » du sens…

    (C. Stavaux)

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