LA PART DE L'OMBRE / LA PREMIERE PERSONNE DU SINGULIER /RETOUR SANS FIN - PROSES 1937-1967

Gallimard - EAN : 9782070318742
TARDIEU/BELAVAL
Édition papier

EAN : 9782070318742

Paru le : 18 avr. 1972

10,40 € 9,86 €
Disponible
Pour connaître votre prix et commander, identifiez-vous
Notre engagement qualité
  • Benefits Livraison gratuite
    en France sans minimum
    de commande
  • Benefits Manquants maintenus
    en commande
    automatiquement
  • Benefits Un interlocuteur
    unique pour toutes
    vos commandes
  • Benefits Toutes les licences
    numériques du marché
    au tarif éditeur
  • Benefits Assistance téléphonique
    personalisée sur le
    numérique
  • Benefits Service client
    Du Lundi au vendredi
    de 9h à 18h
  • EAN13 : 9782070318742
  • Réf. fournisseur : A31874
  • Collection : POESIE/GALLIMAR
  • Editeur : Gallimard
  • Date Parution : 18 avr. 1972
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 224
  • Format : 1.30 x 10.80 x 17.80 cm
  • Poids : 182gr
  • Résumé : "La poésie de Jean Tardieu étonne par sa transparence. À quoi tient cette transparence ? D'abord, à la familiarité du fond unie à la singularité des formes qui l'expriment. Comme, le plus souvent, chez les fantaisistes, on entend ici un écho de la poésie populaire qui est devenue en France une poésie de la ville : les grilles et balcons, le Tintoret dans la cour de l'immeuble, l'intérieur bourgeois avec, encore, son tube acoustique, ou petit-bourgeois avec ses poufs, pompons et falbalas, le "simple bistrot de banlieue, où mangeaient deux plâtriers couverts de triangles de soleil, et une vieille femme en fichu rayé rouge, noir et or". Les sentiments - émerveillement de l'enfance, crainte de l'inconnu - chacun de nous les a éprouvés. Et qui ne s'est pas interrogé sur l'espace, le temps, le soleil, la vie, la mort, le langage ? Oui, au fond, rien que de commun à tous les hommes. Et pourtant, sur ces lieux communs, Jean Tardieu étonne - au sens où Diaghilev disait : Étonnez-moi ! - par l'ingéniosité de ses mises en scène. [...] En prêtant l'oreille, on "entend apparaître", selon l'admirable formule de Jean Tardieu. Tout est transparence en ce style qui donne à entendre ce qu'il donne à voir et à voir ce qu'il faut entendre ; qui fait de nous, à la lecture, des comédiens, des imagiers, des penseurs et des musiciens ; qui, prenant le langage dans toute son ampleur, lui rend la créativité du verbe. Enfin, la transparence est celle d'une prose qui ne s'approfondit en poésie qu'en maintenant l'écart entre la signification et le sens. Que nous enseigne par là Jean Tardieu ? Il n'y a pas de transparence en soi, elle est un relatif, le rapport à un fond ; en poésie, il n'y a de simplicité que multivoque et elle n'est réelle que si elle singularise la complexité inépuisable du langage, du ciel, de l'espace, du temps, - que si une voix sans personne peut être la voix de chacun. Un poète nous parle de nous." Yvon Belaval.
  • Biographie : Poète, dramaturge et traducteur de Goethe et de Hölderlin, Jean Tardieu (1903-1995) est entré en littérature encouragé par André Gide et Roger Martin du Gard, qui ont publié ses premiers textes dans La NRF en 1927. Après avoir donné de nombreux poèmes, durant la guerre, aux publications clandestines de la Résistance, il proposa, à partir de la Libération, une série de pièces en un acte réunies dans les différents volumes de son Théâtre de chambre, tandis qu'il commençait une carrière à la radio, en tant que responsable du "Club d'essai" puis conseiller de direction à l'ORTF. Il a publié de nombreux livres de poésie (dont Accents, 1939 ; Monsieur Monsieur, 1951 ; Formeries, 1976), mais aussi de prose (Un mot pour un autre, 1951) ainsi que des écrits sur l'art (Le Miroir ébloui, 1993).
Haut de page
Copyright 2026 Cufay. Tous droits réservés.