Nous ne voulons pas mourir

René Schickele, Charles Fichter
Arfuyen
Date de parution : 21/03/2019
Grand Format
Référence : 012549
EAN : 9782845902848
Le 6 juin 1921, Rilke écrit à sa compagne Baladine Klossowska, qu'il appelle Merline : " Avez-vous lu la prose de Schickele sur son voyage en Alsace ... voir plus
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  • Réf éditeur : 012549
  • Editeur : Arfuyen
  • Date de parution : 21/03/2019
  • Disponibilité : Bientôt disponible
  • Barême de remise : Non scolaire - NS
  • Format : 20.50 x 13.50 x 1.40 cm
  • Poids : 0.206 Kg
  • Présentation : Grand Format
  • Dewey : 833
Description
Le 6 juin 1921, Rilke écrit à sa compagne Baladine Klossowska, qu'il appelle Merline : " Avez-vous lu la prose de Schickele sur son voyage en Alsace et à Paris (chez Barbusse) ? C'est très beau. " Le texte dont Rilke fait un éloge si chaleureux est le deuxième des trois textes qui constituent Nous ne voulons pas mourir, de René Schickele, jamais encore traduit en français. L'éloge est d'autant plus frappant qu'il ne concerne pas dans l'oeuvre du grand écrivain germanophone un roman, une prose poétique ou un recueil de poèmes, mais un texte inclassable, où Schickele s'affirme comme figure pionnière d'" écrivain-journaliste " : historien et chantre de l'actualité, avec la même force de vision et d'écriture que son inspirateur Péguy. En 1904, âgé de 21 ans, Schickele dirige à Berlin Das neue Magazin, " à l'extrême-gauche du goût ". En 1910, il écrit à Paris pour la Straßburger Neue Zeitung. Il définit alors l'écrivain-journaliste comme " l'oreille de l'époque " et ce genre littéraire comme " l'automobile de la littérature ". Pendant la guerre, il dirige à Zurich la plus grande revue pacifiste, Die Weißen Blätter, qui publie Zweig et Romain Rolland. Publié en 1922, Nous ne voulons pas mourir " relate à la fois le vécu de ce temps et le combat pour se délivrer de l'esprit de ce temps ". Trois textes le composent : " Le 9 Novembre ", sur l'échec de la révolution berlinoise de 1918 ; " Le voyage à Paris ", sur les contradictions de la gauche d'alors (le texte aimé de Rilke ! ) ; " Vu du Vieil-Armand ", méditation sur Dostoïevski et vision mystique d'une Europe unifiée : " La paix descendit en moi, conclut Schickele, car j'étais de bonne volonté, au moins cela, cela j'en étais sûr. "
Biographie
René Schickele est né en 1883 à Obernai, dans l'Alsace annexée d'après 1870, d'une famille de vignerons de Mutzig par son père et d'une mère francophone originaire du Territoire de Belfort. Dès 1901, avec quelques amis, il fonde à Strasbourg la revue culturelle Der Stürmer, qui défend l'idée d'une " alsacianité de l'esprit " qui implique la vocation médiatrice de l'Alsace entre la France et l'Allemagne, dans une perspective européenne. En 1909, il est journaliste à Paris, fortement impressionné par le socialisme pacifiste et la personnalité de Jaurès. Pendant la Première Guerre mondiale, dirige en Suisse la revue expressionniste Die weißen Blätter qui devient l'organe de l'internationale pacifiste. Il est à Berlin lors de la révolution de 1918, dont l'échec l'affecte profondément. En 1922, il s'installe à Badenweiler en Forêt-Noire, comme " citoyen français und deutscher Dichter ". Travaillant pour l'idée européenne et la réconciliation franco-allemande, il publie de romans et essais. Malgré sa nationalité française, il est élu à l'Académie allemande de Berlin, avec Thomas Mann. Attaqué par la presse nazie comme " pacifiste ", il part dès 1932 pour la Provence. Ses livres sont interdits en Allemagne, mais il continue d'écrire, et publie chez les éditeurs de la littérature allemande de l'exil. Il écrit en français un essai autobiographique, Le Retour. Il meurt à Vence, le 31 janvier 1940.